Mon tapis voleur…

2 juillet 2011

Tapis_volant_textmedium.jpegHier, j’ai dû me rendre à l’hôpital pour mon soin post plaie hebdomadaire. Comme je suis encore un peu faible et que je n’ai pas de voiture (ou de permis de conduire), j’ai commandé un taxi plutôt que de grimper la pente raide qui conduit au bus.

 

Prévoyante, je le commande pour 14h50. A 14h42, je m’apprête à descendre (vu ma vitesse de déplacement) quand je reçois un coup de fil. C’est la compagnie de taxi qui me préviens que mon taxi est arrivé est est bloqué à l’entrée par une barrière. Mon taxi a donc, au moins, 8 minutes d’avance…super ! Au moins ça doit lui mettre plein de beurre dans les épinards vu qu’il a laissé le compteur tourner dès son arrivée !

 

Je sors de chez moi et je reprends la zombie walk, mais d’un pas accéléré (et douloureux) quand je vois mon conducteur, dehors, en train de terminer sa clope. je sens que je l’aime déjà…

 

Je monte dans la voiture (qui sent très fort la voiture et la cigarette froide…je vous ai déjà raconté combien j’étais malade en voiture ?) et il me demande où je veux aller. Je lui dis que ma destination est Super Hôpital, rue Là-Bas-Pas-Très-Loin. Il me répond « Pas de problème, je connais bien ». Cool…

 

Il roule (pendant que je me retiens de vomir) et nous arrivons à un embranchement que je connais bien. La rue Là-Bas-Pas-Très-Loin est en face et Super Hôpital est tout droit.

 

Mon taxi se plaint des voitures et des camions qui encombrent la route et…il tourne à droite sur le grand boulevard (qui a tous les feux rouges et par où passent lesdits camions et voitures qui encombrent). Là je ne comprends pas trop. Il roule, il roule (je ne parle pas pour ne pas rendre mon déjeuner de la veille sur ses sièges en skaï) puis, fini enfin par tourner dans une rue.

 

Là il me demande « Bon, c’est quel numéro déjà l’entrée de l’hôpital ? ». Là je lui dis qu’on a dépassé de très loin la rue Là-Bas-Pas-Très-Loin et que nous sommes dans la rue Franchement-Pas-à-Côté et que je ne comprends pas le détour.

 

Sur ce, il me dit « Oups ! J’avais compris que c’était dans la rue Franchement-pas-à-Côté (ouais, t’as vu ça ressemble à mort comme nom, y a de quoi se tromper), tant pis, ça arrive, on va faire un détour ».

 

J’aurais pu le frapper ou vider ma poche dans sa voiture d’arnaqueur, me direz-vous…mais vous auriez-vu dans quel état j’étais, vous auriez compris que ce n’était pas possible.

 

Nous arrivons enfin devant l’hôpital (enfin, à 50 mètres, faut pas rêver). Il me propose de faire encore un détour pour me rapprocher davantage, mais là, je veux arrêter les frais (et prendre le frais !)

 

C’est là qu’il me fait la proposition la plus généreuse qui soit !

 

« Comme je me suis trompé, je vous fais un rabais de…80 cents ! »

 

C’est sûr, vu que j’ai payé 6 euros de plus que d’habitude, pouvoir me payer un malabar avec sa remise extraordinaire, ça n’a pas de prix !

 

Qui a dit que les voleurs n’avaient pas de coeur ?

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