On veut vous rendre service ? Toujours accepter !

5 mai 2011

service.jpgJe préviens d’avance, cette histoire peut ne pas vous amuser. Mais ! Je vous précise que tout s’est très bien terminé, plus de peur que de mal…et c’est surtout le retour du bâton que je veux mettre en lumière.

 

C’était un mercredi, j’étais au lycée et j’avais cours. Comme je ne fais rien comme tout le monde, je faisais partie des 6 petites chanceuses qui avaient cours de 14h à 18h…Oui oui, les seules de tout le lycée ! Tous les mercredis ! Ca pour du bol !

 

Après un cours épique (c’était l’option Théâtre pour le Bac L), nous étions exténuées et impatiente de rentrer. En retard…Eh oui, il était 18h30 ! Sympa l’heure sup, surtout en plein hiver. Le temps de sortir, il faisait noir et froid.

 

J’étais quand même de bonne humeur. Encore une fois, j’avais démontré que j’étais la meilleure du cours (A+ de moyenne, ça en jette) et surtout, j’avais essayé de faire un effort vestimentaire qui m’avait valu des compliments (je n’étais pas habituée). En fait et place de mon pull XXL informe et de couleur indéfinie, j’avais mis un pull « chaussette » et une veste. La classe, quoi ! J’étais peu habituée à des vêtements moulants (même si celui-là était un peu lâche) mais ça m’allait plutôt pas mal.

 

Nous nous sommes dirigées vers le bus (nous venions toutes du même quartier), sauf ma meilleure amie qui propose de me ramener en scooter. J’hésite…Ca serait super de rentrer vite (et en scooter !), de l’autre, j’avais promis de rentrer en bus et j’en aurais entendu parler longtemps avec les deux nanas avec qui j’étais censée rentrer (des chieuses, mais que je devais supporter tous les jours, d’autant qu’elles auraient été très jalouses de se taper le bus alors que je serais rentrée en 10mn chez moi). J’hésite, j’hésite…finalement ma promesse initiale l’emporte. C’est donc la mort dans l’âme que je décline cette gentille proposition (pour avoir la paix, soyons honnêtes).

 

Ma meilleure amie s’en va, et je dois déjà supporter des propos acerbes (ben oui, ma meilleure amie était la fille la plus populaire du lycée – moi, j’étais Daria – ce qui engendrait beaucoup de jalousie). Et le bus…ne vient pas.

Il fait froid et il fait noir, je le rappelle.

 

C’est là qu’il me faut vous signaler que mon lycée était collé à la cité la plus chaude du secteur…

 

3 gars (de nos âges) arrivent. Ils nous tournent autour comme des vautours…je le sens moyen.

Ils nous encerclent et, très très proches de nous, nous demandent l’heure. Je ne me démonte pas (ne jamais manifester de la peur) et je leur donne. Puis je fais mine de voir le bus arriver…ils s’éloignent. Passé une centaine de mètres, ils réalisent que le bus ne vient pas et n’est pas près de venir ! Ils reviennent donc (c’est là que j’ai compris que le bus serait trèèèès en retard).

 

Cette fois, ils ne veulent plus l’heure, ils ont trouvé mieux…Eh oui, Lecteur, tu auras compris…mes seins étaient l’objet de leur convoitise (faut dire, avec ce pull on ne voyait qu’eux ! Ca m’apprendra à bien m’habiller, tiens !)

 

Ils nous encerclent donc, mes deux « camarades » s’asseyent dans l’abri bus sous bonne garde (sans moufter), pendant que le plus énervé sort un couteau cranté et s’avance vers moi. Là, pour le coup, j’ai parlé fort ! Mais j’ai essayé de l’occuper…je crois me souvenir que je me moquais de lui, tout en reculant sur la route en espérant que les voitures s’arrêteraient (oui, au feu…après elles partaient).

 

J’étais un peu tétanisée, hésitante (« je fais quoi ? ») et en colère (pourquoi il n’en a qu’après moi ? » et « elles vont bouger pour m’aider les deux patates ? »). L’adrénaline envahissait mon corps et je sentais le moment où il faudrait lutter (j’étais pétrifiée…mais j’allais pas me laisser toucher par ce malotru). Bien sûr, j’aurais pu fuir (j’étais la seule debout, j’étais sur la route, facile), mais je n’allais pas laisser les deux autres seules, ça serait lâche et ça serait contraire à mes principes.

 

Au moment où il s’approche dangereusement de moi, que je ne peux plus reculer…Tadaaaam ! Le bus arrive ! Bon…c’est pas le bon

 

Les trois gars se précipitent pour partir et nous faisons mine de monter (alors que le but était d’attendre le prochain). L’un des gars glisse sur le sol, et tombe main la première sur l’une des patates. Ce qui a permis à la patate de dire qu’elle avait été agressée et que le mec s’est jeté sur sa poitrine (honnêtement, vu l’épaisseur de la doudoune, il aurait eu besoin d’un GPS pour la trouver…il a glissé et est tombé là par hasard, je l’ai vu !!!)

 

Mais ! Voyant que nous hésitions à monter dans le bus, les types ont fait chemin arrière. J’ai donc forcé les patates à monter dans le bus (« on se fiche que ça soit le nôtre ou pas, on sera à l’abri, on descendra ailleurs et on récupérera le bon, montez dans ce foutu bus bordel ! » quand je vous disais qu’elles étaient pénibles…)

 

Bref, tout est bien qui fini bien, nous sommes parties saines et sauves, sans aucun mal, juste un peu seco
uée psychologiquement, fin de l’histoire !

 

Conclusion : Si une fille super sympa, vous propose de planter vos patates afin de rentrer fissa chez vous…dites toujours oui !!! Sinon, la galère vous rattrapera !

 

Moralité (oui, il y en a une) : toujours savoir saisir une opportunité sinon la vie vous le fera payer !

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