#OneDayIWill

8 mars 2016

#OneDayIWillDeux articles dans le même mois, ça compte comme un come-back, Lecteur ? Quoi qu’il en soit, en cette Journée internationale des droits des femmes, je me devais de me fendre d’un petit billet (et d’une anecdote aumesque au passage).

Vu que je suis actuellement en arrêt maladie (vous avez là l’explication de mes deux articles), j’ai un peu tendance à oublier quel jour nous sommes. Heureusement, Google est mon ami et a décidé de créer un doodle pour me rappeler ce grand jour. Doodle intéressant au demeurant, #OneDayIWill, qui permet à des milliers de femmes de partager leurs rêves, rêves de femmes, rêves d’avenir pour des jours plus égalitaires… Car oui, rêver est un droit comme un autre (pas cher qui plus est, et accordé à tout le monde) et celui d’avoir des droits un jour justement est, hélas, encore d’actualité dans de nombreux pays.

Vous allez me dire, de quoi se plaint-on en France (ou dans le monde occidentalisé) si on compare au Yémen (par exemple) ? On peut travailler sans l’accord de notre mari ou père, on a la pilule, on peut s’habiller comme on veut et se marier (ou pas) avec qui on veut et on ne se fait pas lapider tous les 4 matins. Certes, il y a des avancées depuis les années 50. Néanmoins, quand on lit les chiffres sur l’écart des salaires, les viols (1 toutes les 40mn environ dans notre pays), les violences faites aux femmes ou même le nombre de Français qui estiment qu’une nana qui se fait violer ou agresser l’a un peu cherché avec sa mini jupe et que parfois non c’est oui (ça a fait le tour des réseaux sociaux, c’était difficile de passer à côté), ça fait drôlement peur (et un peu arriéré pour un état moderne) en 2016. Les mentalités évoluent un peu, c’est vrai, mais lentement. Forcément, l’image de la Femme (des femmes) est engluée dans un ou des schémas suffisamment ancrés dans les esprits pour que le travail éducatif prennent du temps. Après tout, on en est seulement au stade où certains hommes comprennent le malaise quand toutes les nanas autour d’eux leur racontent l’insécurité qu’elles ressentent dans les transports publics sans passer pour des mythos hystériques.

Il fallait que je le souligne mais je m’éloigne…Car en fait, je vais vous parler ciné à la place ! (eh ouais, je suis pleine d’imprévus dans mes articles).

A moins d’avoir vécu dans une grotte (ou sans TV), on a tous dans nos souvenirs des films qui nous ont construits. Perso, j’en ai un paquet (j’ai toujours adoré mater des films) et de différents genres. Pourtant, si je fais le tri, un certain genre justement se démarque. En effet, depuis toute petite, j’ai toujours été très sensible aux films racontant l’histoire de femmes fortes, de femmes qui sortaient des codes que la société (masculine ou simplement patriarcale) leur imposait, des femmes libres. Et pourtant, c’était rarement gagné pour elles à la base…

Ce n’est pas pour rien que mes deux films préférés (du monde entier) sont Out of Africa et Last Seduction (ok, pour ce film je triche un peu, l’héroïne était sûre de vivre sa vie en s’affranchissant de tous les codes, elle est un peu psychopathe sur les bords). Deux femmes très fortes qui vivent pleinement la vie qu’elles souhaitent.

Mais 3 autres films ont également contribué à la personne que je suis (en plus de ma mère et de ma propre expérience de la vie évidemment) :

  • Bagdad Café

Bagdad Cafe

Le pitch : Après avoir quitté son mari (une sorte de gros beauf), Jasmine atterrit au Bagdad Café, un motel miteux géré par Brenda, black qui en a bavé. Un monde les sépare et pourtant leur condition de femmes qui doivent s’en sortir seules va les rapprocher. Une magnifique histoire d’amitié qui force le respect.

  • Beignets de Tomates Vertes

Beignets_de_tomates_vertes

Le pitch : Dans les années 80, en Alabama, Evelyn, femme au foyer qui s’ennuie, rencontre Ninny, une vieille dame qui va lui redonner goût à la vie. Ninny va ainsi lui raconter l’histoire d’amitié, 60 ans plus tôt, entre Idgie, garçon manqué et forte tête, et Ruth, mariée à un homme violent.

  • La Couleur Pourpre

couleur_pourpre

Le pitch : L’histoire de deux sœurs, Célie et Nettie, et de leur famille qui a la particularité d’être de couleur noire au cours de la première moitié du XXeme siècle dans le sud des États-Unis. A mes yeux, le meilleur Spielberg avec une Whoopie Goldberg magistrale.

Ces films ont ça en commun de raconter l’histoire de femmes qui voulaient plus que ce que la vie leur réservait de par leur condition féminine. Des femmes qui n’ont pas hésité à aller au bout de leur rêve d’être elles-mêmes et de vivre comme elles l’entendaient, qui ont créé leur propre moule sans se fondre dans celui qui leur était imposé à la base, qui n’ont pas dévié de leur but malgré de nombreuses embûches. Et, malgré les quelques progrès de notre société, malheureusement il est toujours difficile pour une femme de s’affirmer comme un individu indépendant sans susciter des interrogations ou des réactions de rejet par certains.

En effet, l’image de la femme indépendante fait encore peur. Pourquoi, je n’en sais fichtre rien. Peut-être parce qu’elle veut vivre selon ses propres envies, ses propres règles et qu’elle assume le droit de rester elle-même (c’est-à-dire un individu à part entière) sans avoir à rendre des comptes ? Aucune idée. Ce que je sais en revanche, c’est qu’une femme qui s’affirme comme étant indépendante (et vu le nombre de célibataires en France, a-t-elle le choix ?) est souvent perçue de manière négative. Une sorte de louve féministe overbooked assoiffée du sang des hommes qu’elle méprise et exploite sexuellement mais vise à rester toute seule dans sa grande supériorité. C’est idiot, c’est vrai, mais ça se vérifie facilement.

Petit exemple vécu de ce que j’avance (j’en ai d’autres mais celui-ci est rigolo). Il y a quelques mois, j’ai rencontré un mec via AUM. A priori pas mal, sympa, pas trop bête et respectueux. Le principe des rencontres IRL étant justement l’occasion de découvrir l’autre pour de vrai, je ne me suis pas fait prier. Au début, tout se passe bien, il correspond à son profil et nos échanges. Et vient la question à 1 000 points, tellement inattendue que j’en suis restée sans voix (au moins pendant 1mn) « Et sinon, tu dirais que tu es une femme indépendante » ? Je l’avoue, celle-là, je ne l’avais jamais entendue de ma vie (tant c’est bizarre comme question).

Sur le coup, ton cerveau part dans tous les sens, « oui », « non », « peut-être », « Obi-wan Kenobi », tu ne sais pas quoi répondre car tu flaires le piège. Tu tentes un oui en expliquant que tu mènes ta vie tambour battant, que tu as appris à vivre positivement ton célibat et à rentrer dans ton appart vide sans avoir envie de te mettre une balle, bref, que tu vis pleinement en étant bien dans tes pompes et que c’est justement pour ça que partager sa vie avec quelqu’un qui est dans le même état d’esprit serait un joli bonus.

C’était effectivement une question piège. C’était assez clair quand il m’a dit « Moi je n’aime pas les femmes indépendantes, elles ne pensent qu’à elles, partent en vacances toutes seules, vivent pour leur carrière et ne comprennent pas qu’elles ont besoin des hommes ». Les bras m’en sont tombés et lui raconter mes vacances solo n’a rien fait pour arranger les choses. Lui expliquer que quand tu es seule à la trentaine, que tu n’as pas envie de vivre chez tes parents, ben tu cherches un travail, si possible épanouissant, un appart (que tu dois payer avec ledit travail si possible épanouissant), réparer ton évier toute seule quand tu n’as pas les moyens d’appeler le plombier et partir en vacances toute seule ou même aller au ciné parce que le célibat ne signe pas la fin de ta vie en tant que personne. Ce qui est valable pour un homme autant que pour une femme d’ailleurs. Étrangement, mes arguments sont restés sans valeur, je suis indépendante et puis c’est tout. Et j’ai compris que, dans son esprit, tu avais la méchante femme indépendante castratrice et la gentille petite amie soumise et dépendante qui fait des câlins et refuse de faire 3 pas sans son homme (lui-même m’a dit qu’une nana devait tout partager avec son homme). Ce qui s’expliquerait si j’avais passé la soirée avec un octogénaire pétainiste ou un ado de 12 ans. Malheureusement, pépère avait la trentaine bien sonné. Un cas extrême et à part vous me direz ? Hélas, des exemples comme ça j’en ai suffisamment dans ma besace pour dire, que oui, être une femme indépendante en 2016 fait encore flipper pas mal de monde (pas tout le monde, attention).

Donc quand Google nous invite à partager notre rêve de femme, j’ai bien envie de lui dire que le mien ne vole pas très haut et reste tout simple…

Moi quand je serai grande, je veux être moi sans avoir à m’en justifier, tout simplement.

Et toi lectrice, c’est quoi ton rêve ?

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • l\amour poeme
  • Poème de seduction
  • poeme l amour
  • POÈM DE LA MOURE
  • promesse d amour poemes
  • poete de l\amour
  • Poemme De La Moure
  • poèmes lamour
  • Poeme lamour
  • POEME L AMOURE