Paris sera toujours Paris…

10 mai 2012

DreamJob…et Pasd’Bol sera toujours Pasd’Bol (ça se voit que j’adore Casablanca avec Humphrey ??).

 

Franchement, vous y avez vraiment cru vous à cette période de chance avec CDI et bonne santé ? Sérieusement ? Bon, ok, moi aussi je vous dirais ! Mais toute bonne chose ayant une fin, il est temps de revenir à une situation plus normale.

 

Il y a quasiment 3 mois, j’avais signé un CDI génial, parfait pour moi (sauf le salaire, mais je n’allais pas chipoter) et ma vie était sur des rails en meilleur état. Depuis, que du bonheur, des félicitations à gogo de tout le monde, un travail bien fait (sous vos applaudissements et celui de mes responsables), un intégration éclair (en 1 jour, mesdames et messieurs), des projets…

 

Forcément, il y avait ue couille dans le potage comme dirait ma mère (oui, ma mère est un peu trash).

 

Il y a 15 jours, Big Boss me convoque pour mettre fin à ma période d’essai. On parle souvent d’un coup de tonnerre sous un ciel serein, honnêtement c’était ça car jamais il ne m’avait fait le moindre reproche, tout au contraire. Mon erreur ? Ce qui motivait cette décision ? Qu’avais-je fait ? C’est le plus drôle et vous comprendrez mieux mon dernier article sous cet angle nouveau : Big Boss a des exigences exceptionnelles, nous sommes dans un marché hautement concurrentiel, ma prestation n’est pas au niveau de ces exigences exceptionnelles. Point barre.

 

Bien sûr j’étais assez étonnée, ayant surpassé le bilan de la personne précédente, qui elle-même n’a pas été renvoyée pour ces raisons (un peu nases faut quand même le dire) mais est partie de son propre chef. J’ai donc demandé des explications pour essayer de comprendre. Notez bien la raison principale car c’est la seule qu’on m’a donnée en 1h30 d’entretien…Même à la question « mais pourquoi au lieu de mails de félicitations ne m’avez-vous pas enoyé de mails de reproches pour me recadrer si je ne vous donnais pas satisfaction ? ». Eh oui, c’est la seule réponse que j’ai obtenu même à ça. J’ai quand même défendu mon bilan (qui est très bon, je le rappelle), il m’a été répondu que j’avais juste fait ce qu’on attendait de moi en toute mauvaise foi. Ubuesque ? Et encore…

 

J’ai quand même eu le droit à « mais en 15 jours je peux changer d’avis si tu travailles bien » et « mais bien sûr que je vais te recommander partout, je prendrai mon téléphone s’il le faut, moi j’ai des exigences exceptionnelles, mais ce n’est pas le cas des autres et je sais que tu seras parfaite ailleurs » (charmant non ?).

 

Je vous avoue que mes responsables et mes collègues ont été abasourdis. Mais j’ai de la chance, j’ai été vraiment soutenue et les voir se battre pour que je reste (à mon poste ou à un autre) m’a un peu remonté le moral. Du coup, vu que j’avais une « chance », j’ai travaillé d’arrache-pied, augmentant encore mon bilan de chiffres records. Mais bon, quand tu vois qu’on ne prend même plus la peine de lire lesdits bilans, tu sens le vent tourner.

 

Le couperet est tombé ce matin et il est…hum…il est quoi !

 

En fait (et l’on s’ent doutait tous fortement), Big Boss avait déjà fait signer un contrat à l’une de ses connaissances et, ce, avant même mon entretien. Et il y a une forte suspicion sur le fait que c’était déjà prévu avant mon recrutement. C’est pas beau ça ? Le népotisme, quelle belle invention…

 

Du coup, je serais toute à vous à partir de lundi ainsi qu’au RSA (vu que je ne toucherai pas d’alloc chômage).

 

C’est quand même fou car je pensais naïvement que quand tu travaillais bien, que tu étais motivée et ton boulot était reconnu à sa valeur, cela te mettait en général à l’abri. Mais si en plus tu dois développer des dons de médium pour savoir ce que ton boss a vraiment en tête en te recrutant, on s’en sort plus ! 

 

Bizarrement, je suis confiante dans l’avenir, sans doute de l’inconscience (le choc, c’est le choc !)…Mais le fait d’avoir retrouvé un peu de bol m’a fait croire en sa réalité et m’a refilé de la pêche. Du coup, je veux encore y croire et me dire que je vais peut-être retrouver un boulot en moins d’un mois (je ne peux hélas pas payer mon loyer avec le RSA). Et je suis reconnaissante aussi car c’était une super expérience, que j’ai fait du bon travail (et ça c’est une réalité qu’on ne peut m’enlever), que j’ai fait des super rencontres et que je sais que certains collègues continuent de se battre pour moi et ne veulent pas me laisser tomber car ils connaissent ma situation. Quoiqu’on en dise, ça reste une chance. J’espère juste que cela va apporter quelque chose.

 

La galère vogue toujours et je tiens bon la barre (je me chante Santiano a
u moment où j’écris).

 

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