Parlons cucurbitacées !

25 juillet 2013

cucurbitaceeOn a tous un truc qui nous hérisse le poil. Comme la craie sur le tableau noir, ou l’éponge pour essuyer ladite craie sur ledit tableau. Mais la craie, encore, ça s’explique. Ce qui est un peu plus dingue, c’est lorsqu’il s’agit de bêtes mots du dictionnaire, parfois des mots de tous les jours, que tout le monde dit sans faire la tête de celui qui a bouffé un citron pur avec la peau…

Je l’admets, je peux être assez chichiteuse. Mon côté princesse prude j’imagine. Autant, je peux dire sans rougir « bite, couilles, poil », autant les mots « excréments et déjections » me donnent envie de prendre une pelle et de creuser pour me cacher très très loin.

Dans le même genre d’idées, nous avons tous les mots liés au fonctionnement corporel. Pourquoi ? Parce que chez moi, c’est trop vulgaire. Bien sûr, je fais pipi (j’aime ce mot depuis que j’ai 1 an je pense), mais, si je suis capable de parler d’aller « pisser » (rien que de l’écrire, j’en tremble d’effroi), c’est que, souvent, je suis sous forte influence alcoolique. Ou en plein trip provoc (je suis une méga rebelle). Uriner, ça passe, mais pas bien (et si ça passe mal, gare à la cystite, mot que je déteste tout autant). Et le reste ? Impossible, je cherche tous les synonymes et autres euphémismes possibles quand vraiment il faut aborder cela (quelle horreur). Avis aux gens, si vous abordez tous les mots que je n’arrive pas à prononcer, vous avez toutes les chances de me voir m’enfermer dans un silence gêné (au mieux), ou de me faire fuir (au pire).

Mes amis me disent très trash. TRES. A moi, les bites, couilles, queues en vrac (uniquement en paroles, j’ai oublié depuis belle lurette à quoi ça ressemblait). Mais, si je suis capable de les sortir (les mots hein, sinon, je serais super populaire dans les bars), le seul mot que j’utilise vraiment, c’est pénis. Ah pour ça, avec moi c’est tous les jours pénis ! Je pratique le pénis plusieurs fois par jour ! (je sais, je vous tends la perche, là). J’ai un vrai Gilles de la Tourette du pénis ! Mais il y a une raison à cela (hormis ma grande frustration. C’est bien connu, plus on en parle, moins on…), je suis incapable de prononcer les autres mots (et c’est une torture à écrire, croyez-moi). Verge, quéquette et autre petit oiseau, brrrrr, j’en frissonne de dégoût. Et même les tous premiers cités plus haut, j’ai plus en plus de mal. C’est comme un toc inversé. Plus l’âge passe, plus ma sensibilité et ma tolérance à ces mots deviennent limitées. Allez savoir pourquoi, verbalement, ça devient sale (alors qu’à voir c’est toujours sympa, enfin presque et ça dépend qui). Même « poils » j’ai du mal (de toutes façons, les poils c’est moche). Il faut que j’en parle à mon psy…

Et encore, je ne vous parle pas des différentes positions…Serait-ce que le manque de pratique bloquerait la zone de mon cerveau qui contrôle le langage ? Si oui, ça serait bien que ça débloque celle de mon sens de l’orientation pour compenser.

Heureusement, il y en a plein d’autres, ce qui me rassure quant à ma normalité (ou pas). Les mots avec des C passent mal. Adieu concubinage, chlamydia, Cancun, rascasses ou coquins. C’est bizarre, mais c’est comme ça. Je suis sympa, ceci dit, je ne vous fais pas toute la liste. D’autant que, vu qu’il s’agit de mots auxquels je me refuse à penser, tous les retrouver serait l’équivalent d’un supplice infernal. Mais vous pouvez toujours vous amuser à les chercher, même si je trouve ça bien cruel de se moquer d’une pauvre galérienne vraiment toquée.

Là, Lecteur, tu te dis qu’il est vrai que je ne suis pas bien nette dans ma tête. Que tu comprends pour certains mots, mais que pour le reste je me la joue un peu trop Princesse au petit pois. Tu as raison, mais certains mots anodins me font des bleus à l’âme.

Ça a un Gilles de la Tourette pénien les princesses chichiteuses ou c’est juste moi ? Hum…

 

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