Petite leçon de mathématiques

14 mars 2011

DefisMathematiques-93847Qui dit maladie dit médicaments, qui dit médicaments dit pharmacie. On voit donc difficilement comment la galère peut briser ce cercle de logique. Salut ! C’est moi, Pasd’Bol ! Plus forte que Cajoline, je rends votre quotidien amusant et mes journées pénibles. Yes, I can !

 

Bon, la galère que voici est une petite, que dis-je, une galère microscopique. Quand même ! Mon vase est déjà bien plein (tant va ma cruche à l’eau qu’à la fin je me lasse).

Bref, avec mon endométriose, son lot de douleurs violentes et chroniques suivi de la prescription de l’un de mes deux chirurgiens (deux hommes rien que pour moi, youhou), la pharmacie devient pour moi THE PLACE TO BE ! Plus fun que Le Baron, mieux approvisionnée que le Coste, découvrez la pharmacie du coin ! Enfin l’une des pharmacies. Ce qu’il y a de drôle dans ma petite commune du 92, c’est qu’il y a  seulement un boulanger, un boucher et des dizaines de pharmacies, à croire que la population locale ne s’alimente qu’en intraveineuse ou en cachets.

Comme ma pharmacie  préférée est fermée (avec le mec sympa qui a sauvé mon pouce), je me rends à celle Place de l’Eglise, la plus grande de la ville. En général, je l’évite. D’une part, car elle est souvent plus chère que ses concurrentes, de l’autre, à cause du patron sur lequel je tombe systématiquement. Vous savez, le genre un peu abruti, qui ne comprend pas l’ordonnance, tape d’un doigt sur son clavier, parle trèèèès lentement, ne vous rend jamais le double de l’ordonnance et surtout se permet de vous demander pourquoi vous avez besoin de ces médicaments là en particulier. Ce qui est marrant (enfin, c’est une vue de l’esprit), c’est qu’il est rarement là mais lorsque j’y vais je tombe toujours sur lui plutôt que sur son employée sympa et compétente. C’est comme au supermarché, je prends toujours la file à problème !

Je tends donc mon ordonnance à cet homme qui me file des boutons (remarquez je suis au bon endroit pour soigner ça) , et j’attends que ce calvaire cesse. Non seulement il prend son temps, tape la discut’ avec son employée et semble perdu dans sa propre pharmacie, mais en plus j’ai le droit à ses réflexions assassines « bon alors ,ça, c’est contre les effets secondaires de la ménopause, mais vous devez avoir l’habitude ». Bien sûr bien sûr mon ami ! J’ai 33 ans, j’en fais facile 29-30, tout le monde parle de mon air juvénile, mais je suis une grande habituée aux effets secondaires de la ménopause. Et dans moins de 30 secondes, je vais te dévisser la tête !

 

Je reste zen (il tient ma morphine dans sa main !) et le temps de lire la Bible et de me repasser l’intégrale de Benny Hill en boucle dans ma tête, je peux rentrer chez moi. Je me pose, sors les médicaments, lis toutes les notices (j’adore me faire peur) et je regarde la posologie recommandée par mon médecin. Alors ce médicament là, ok, je le connais pas, voyons voir : à prendre une fois par jour pendant 20 jours. Bon, pas trop compliqué. Combien y en a t-il par boite ? 12 comprimés, donc ça va…euh…je rêve ou il y a 3 boites ? Je sais que je suis une littéraire et une quiche en maths, néanmoins chez moi 3X12 ça fait pas 20 jours de médocs ! 24, je dis rien, normal y a toujours des pertes, mais 36 ? What for ? A 8,90? la boite, la raison me semble bien prosaïque. En plus d’être un abruti, mon pharmacien est un voleur qui me hait !!

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