Pilou mon amour…

16 février 2014

Rencontres-ratees-C’est un fait, je suis très casanière et j’adore rester au chaud chez moi dans mon pyjama pilou avec un paquet de M&M’s. Pourtant, ça pourrait surprendre vu que je sors tout le temps et que j’ai rarement un soir ou une journée de libre. Voilà aussi pourquoi j’ai tellement de mal à caler un RDV Aumesque (ce qu’on me reproche souvent du reste). Il va sans dire que je privilégie en priorité mes amis (normal), puis les personnes déjà rencontrées lorsque le courant passe, enfin celles que je souhaite vraiment découvrir et pour finir…s’il me reste un peu de temps, j’accepte de voir les hommes qui me semblent sympathiques dans l’espoir d’avoir une bonne surprise même si je suis sceptique à la base. Ben oui, c’est la règle du jeu Lucette, au bout d’un certain moment de parlote virtuelle, il convient de passer IRL (ça rime, c’est beau, et les geeks vont kiffer).

Parfois il y a de belles rencontres, qui se passent bien, même si elles n’aboutissent à rien, l’important est quand même de passer un bon moment. Mais VMG n’est pas Bisounours Land je vais donc vous raconter le top 3 du pire (et vous comprendrez pourquoi j’ai de plus en plus de mal à accepter certaines rencontres).

  • N°3 : Le Flash Gordon du RDV !

On parlait déjà depuis un moment et, honnêtement, c’était très agréable. Une personne intelligente, sensible, ouverte, pas franchement mon genre mais je ne parle pas aux gens en en me disant systématiquement que derrière l’écran se cache potentiellement l’homme de ma vie, je préfère d’abord voir le côté enrichissant des conversations et des rencontres avant toute chose. Et puis j’essaie de rester open aux possibilités sans en être dépendante. Bref, on s’entendait bien. Si bien, que j’abandonnais occasionnellement l’aspect « délire » de mes conversations pour être un peu plus vraie. J’étais donc impatiente de le rencontrer. Rendez-vous pris pour une expo, malheureusement, ma chance faisant, j’arrive avec un retard monstrueux. Je suis donc dans le stress le plus total. Et comme je suis mal à l’aise et très intimidée de nature (c’est fou mais personne ne le voit), je fais  comme à chaque fois que ça m’arrive, je me transforme en rigolote un peu râleuse qui piapiate énormément. Eh oui les gens, la parole est une façon d’occulter la gêne et la sensibilité. Donc j’arrive alors que l’expo est sur le point de fermer. Premier point noir, Monsieur attendait (sachant que j’arrivais) mais n’a pas pensé à prendre deux billets (mais il avait le sien, quelle prévoyance !) ; j’ai donc dû batailler ferme avec le caissier pour payer ma place. Je n’ai rien contre le fait de payer ma part lors d’un rendez-vous, je suis une femme moderne que diable, mais j’avoue qu’avoir à supplier pour entrer et lâcher 11 € pour voir une expo tronquée m’a un peu fait mal au coeur et mise dans de mauvaises dispositions. Une fois à l’intérieur, j’ai fait du grand moi. En général, même si on ne m’apprécie pas plus que ça, on passe un bon moment en ma compagnie. Je fais marrer les gens voyez-vous. Je suggère d’ailleurs à l’Etat de me verser une rente comme amuseur public (autant que ça me rapporte). Là, ça ne passait pas et j’étais de plus en plus mal à l’aise (donc je parlais de plus en plus pour dire n’importe quoi CQFD). D’autant qu’il ne semblait pas apprécier l’expo (et après on dit que c’est moi qui râle, tsss). 20mn plus tard, on ressort (bah oui, ça fermait) et il me plante là, m’expliquant que ça ne le fera définitivement pas. Ok, c’est le jeu, ça arrive (enfin 20mn c’est un peu bref surtout quand on n’a parlé que de l’expo). Là où ça devient moins banal, c’est quand il m’a expliqué pourquoi…Eh oui, il semblerait que je sois moins douce que dans mes écrits ! Comment ? Je n’aurais pas révélé la profondeur de mon âme à un parfait inconnu au bout de quelques minutes ? Shocking ! Personnellement, j’évite de juger les gens que je ne connais pas, je préfère leur laisser le bénéfice du doute. Je me souviens d’ailleurs d’une rencontre pas transcendante avec quelqu’un dont j’ai fini par devenir proche à force de le connaître. Parce qu’on ne sait pas dans quel état d’esprit est la personne qu’on vient de rencontrer, si elle a passé une mauvaise journée, si elle se sent bien, si elle a un peu peur. C’est pour ça que j’accepte d’autant moins qu’on se permette de me juger et de me cataloguer au bout de 5mn, je trouve ça un peu bas et assez révélateur. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Non seulement, il m’a trouvé « moins douce », mais il a essayé de comprendre pourquoi, de m’expliquer que j’avais probablement des problèmes et qu’en parler à un psy pourrait être une bonne chose. Je me suis bidonnée certes, mais ça bouillait quand même à l’intérieur. Tout ça pour finir par me dire que j’étais inoubliable… DarkGally Gould, une femme qu’on n’oublie pas ! Elegance : 7/20

  • N°2 : Le roi du caddie…

Parfois, c’est triste à dire, mais j’accepte de parler aux gens car ils semblent gentils et me font un peu de peine. C’était son cas (et il faut vraiment que j’arrête avec mon côté Brigitte Bardot). Un mois qu’on parlait ! Et même si j’avais souvent peu de choses à lui dire, il était toujours très gentil, s’inquiétant de ma santé, ne me brusquant jamais, n’attendant de moi rien de plus que le peu de temps que j’avais à offrir. J’étais sincèrement peu intéressée mais tant de ténacité (sans lourdeur) m’a donné envie de lui laisser sa chance et d’accepter de le voir pour de vrai (même si je me doutais qu’il ne se passerait rien de mon côté). Rendez-vous pris ce dimanche à 13h dans une pâtisserie que je rêvais de tester (j’avoue, c’est ce qui m’a convaincue). Je passe sur le fait que c’est lui qui m’a indiqué le lieu, l’adresse, l’heure, tout en ajoutant qu’il avait fait les courses et qu’au pire on pourrait se poser quelque part. Je n’ai pas pour habitude de relever la liste des courses des gens et j’ai noté l’essentiel : RDV au salon de thé à 13h. Ok, il a aussi proposé de venir passer me chercher en bas de chez moi, ce que j’ai bien évidemment décliné (tu veux pas le code en plus ?) Dimanche arrive, je suis en chemin car c’est quand même à une heure de chez moi (en effet, il ne s’est même pas demandé si le lieu était pratique pour moi, ça commençait mal) et je reçois un texto à 12H30 qui m’explique qu’il vient de se lever et me demandait à quelle heure finalement on allait se retrouver. J’ai trouvé ça assez cavalier et j’étais à deux doigts de rebrousser chemin. Enfin, j’arrive à l’heure dite (avec une dose raisonnable de retard donc) et là, personne. Pire, j’ai découvert que la pâtisserie ne faisait pas salon de thé… Il arrive enfin avec une demi-heure de retard (ok, il faisait beau, mais bon, il gèle quoi !) et propose de prendre les pâtisseries (chouette) et de décider après. On choisit (ça semblait bien bon, j’en salivais d’avance), et là il me rappelle qu’il a fait des courses exprès pour l’occasion et que nous n’avons qu’à aller chez lui. Je veux bien être très sympa mais aller chez un inconnu déjà je dis non, encore plus quand ce n’était pas le deal de base. Et à force de me répéter qu’il avait acheté une tonne de jus d’orange rien que pour moi, j’avais de moins en moins envie, ça faisait vraiment traquenard et j’ai horreur qu’on me prenne pour une quiche finie. Et, je dois l’admettre, je n’étais pas (volontairement) à mon top. Pas envie d’être là, zéro effort vestimentaire ou maquillage ou coiffure, 18 grammes dans le sang au bas mot, inutile de vous dire que le sourire était en option. D’autant que j’avais autant de choses à lui raconter que sur le Net. Je propose quand même d’aller déguster nos douceurs dans un parc non loin de là, j’accepte de monter en voiture alors que j’ai horreur de ça et nous y allons. Et le voilà qui me reparle de son appart, de ses jus de fruits, de ses courses achetées exprès rien que pour moi…Mais non, c’est non et je me montre moins qu’avenante sur ce coup. Je n’ai qu’une hâte, que le cauchemar s’arrête. Il se gare non loin du parc, je sors de la voiture et là…il geint. Il a froid, il a un début de crève, il le sent pas, il veut son café, son bon café de chez lui, il veut pas se poser dehors…Un peu lassée, je lui suggère donc d’aller s’éclater chez lui pendant que je rentre chez moi. Ce qu’il s’empresse d’accepter d’ailleurs, me plantant là, non sans m’avoir accablée de reproches au préalable. C’est vrai quoi à la fin, il m’avait pourtant dit qu’il avait acheté un tas de jus de fruits pour moi (il avait aussi dit qu’on irait dans un salon de thé hein…), que quand même, j’aurais pu faire l’effort, que c’était la moindre des choses d’aller chez lui (il n’en n’avait jamais été question dans nos échanges, je précise quand même, sinon je ne me serais même pas levée). Bref, lui pas content et moi excédée. Pensez-vous qu’il m’aurait au moins proposé de me conduire à la station de métro la plus proche ? Même pas, il a démarré aussi sec et j’ai dû marcher 10mn sur une avenue montante pour espérer trouver un moyen de transport approprié. Mon grand regret dans l’histoire n’est pas d’avoir perdu 2h de ma vie. Il s’est barré avec ma pâtisserie, seule vraie raison de ma présence en ces lieux !! Ne riez pas, j’en pleure encore… DarkGally, sponsor officiel de Carrefour Market ! Elégance : 2/20

  • N°1 : Le flippant !

Une nouvelle fois, on rentre dans la catégorie « mais qu’est-ce qui m’a pris ». A la base il ne me plaisait pas du tout du tout. J’avais accepté son charme par pitié (moi et ma sensibilité à deux balles, non mais vraiment, frappez-moi), nos échanges étaient mortellement ennuyeux, et j’avais déjà été échaudée quand il terminait ses conversations par « tendres baisers » (on n’a pas gardé les cochons ensemble, hé). Et puis un jour, c’est le drame. Je m’en souviens encore, il est 5h du matin, je suis dans le premier métro, complètement éméchée, je découvre que l’un des types qui m’intéressent me propose de me voir (c’était l’été) et je vois un mail avec une autre proposition. Celle de celui dont j’espérais qu’il se lasse tout seul. Seulement voilà, le manque de sommeil, l’alcool qui me rend toute amour et joie, la bonne nouvelle précédente, font que je n’avais plus ma tête à moi à ce moment-là. J’ai donc accepté, ne me rendant même plus compte à qui je répondais (la vodka c’est le mal). Une fois que j’ai repris conscience, ben il était trop tard. Annuler aurait été malséant et peut-être blessant (mon empathie me tuera). Je me rends au lieu convenu et je suis saisie d’effroi. C’est pire que ce à quoi je m’attendais. Non seulement il devait avoir menti sur son âge (ou alors il est vraiment mal conservé) mais en plus, son rictus et ses yeux fous m’ont donné un léger aperçu de la tête que devait avoir un serial killer avant de jeter sa proie dans la cave pour l’égorger. A peine me suis-je assise qu’il fait des mouvements dans ma direction pour essayer de me caresser la main. Je me recule, il me fait du genou. Je m’éloigne encore, il se rapproche. Croyez-moi, il est très difficile de saisir son verre à 10m. Du coup, pour sauver mes mains de l’attaque, je me massais les doigts en prétextant une tendinite (lamentable, j’en ai conscience). Au niveau conversation ? Génial ! Tous pourris, les politiques sont des connards, la publicité (qu’il a assimilé à la communication quand je lui ai dit ce que je faisais) c’est la manipulation immonde des masses et…vive les filles qui couchent pour coucher sans se soucier de revoir le gars (la chaudasse c’est la vie). Le tout en me regardant avec un regard flippant et…en se léchant constamment les lèvres ! J’ai fini par faire la conversation à la serveuse, la poussant à s’assoir avec nous histoire de faire diversion. Au bout d’une heure, j’ai honte de le dire mais j’ai fui. J’ai prétexté n’importe quoi et je me suis sauvée, je n’en suis pas fière. Mais vraiment, il me faisait peur (même si pas méchant). Tout de même, on n’essaie pas de tripoter une fille qu’on ne connaît pas, ça ne se fait pas ! DarkGally, la fille qui se sauve plus vite que son ombre. Elégance : euh…0 ?

Heureusement, des rencontres sympas, il y en a , ça compense. Mais là ça se corse, là c’est l’effet Pasd’Bol et c’est moi qui doit compter dans les pires rencontres faites…Apparissionne, disparissionne (ouais, faire les accents ça passe moyen par écrit, je fais ce que je peux).

DarkGally, le David Copperfield de l’amour ?

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