Pin pon pin…

2 juillet 2011

hopital.jpgArticle exceptionnel aujourd’hui ! Je ne vais pas vous raconter une histoire où Pasd’Bol n’a décidément pas de bol, mais plutôt comment Pasd’Bol ne fait rien comme tout le monde !

 

Comme je vous l’ai raconté ce matin, j’ai dû aller hier à l’hôpital. J’étais assez contente, car j’aime bien les infirmières de mon hôpital.

 

Après mon épopée en taxi, j’arrive, pas très fraîche, à l’accueil. Je prends mon ticket (il y a 11 personnes avant moi), je me pose, j’attends et j’évite de glisser par terre pour récupérer (même mourante, je sais me tenir).

 

J’ai attendu…longtemps ! Je pense que j’aurais attendu moins longtemps si une petite vieille, sous prétexte de poser une question, n’avait grillé tout le monde et n’était restée 20 minutes au guichet.

 

Une fois fait, j’ai le droit…de patienter en salle d’attente (oui c’est comme ça que ça marche).

 

Assez rapidement, je vois mon infirmière préférée, dite « la reine des poches », s’approcher de moi. Elle me demande un petit service. En effet, elle est accompagnée par une jeune femme qui va subir la même opération que moi, et elle aimerait que je lui parle de la poche pour la rassurer un peu. Nous nous installons et je lui explique mon quotidien, mon début avec la poche…et lui montre la poche collée à mon ventre (une version gore de « coucou, c’est mon pénis »). Bizarrement, elle a fait un malaise est s’est retrouvée sur un brancard, les pieds en l’air.

 

Vous voulez empirez l’état d’esprit d’une personne angoissée ? Appelez Pasd’Bol, elle sait y faire !

 

Rassurez-vous, en parlant davantage, et en particulier, de la non douleur que provoque la poche, elle est partie un peu plus rassérénée.

 

Ensuite, nous sommes passées à mon soin. La reine des poches a confirmé que mon corps produisait du liquide bleu en quantité et que ce n’était pas dû qu’à une mutation dont serait responsable mon super PH.

 

Eh oui, à moi le pyocyanique dont je vous ai parlé en détail !

 

Elle regarde ma plaie, mais elle m’affirme qu’elle est vraiment très belle avec une jolie cicatrisation en cours, ce qui la laisse perplexe.

 

Elle va chercher une autre infirmière (quand je vous ai dit qu’il fallait renoncer à toute pudeur avec l’endométriose) qui s’avère être « la reine des plaies ». On me confirme que ma plaie béante est très très belle, sans la moindre trace d’infection, de pus, de problème (en plus je n’ai pas de fièvre), mais que, voilà, sur mes compresses c’est bien bleu ! Le pyo (oui, il a un diminutif pour le rendre plus sympathique) est là !

 

Le chirurgien passe à son tour. Il aime ma plaie (à croire que personne n’a vu une plaie si belle ! Même mes infirmières à domicile me racontent qu’elles parlent beaucoup de ma plaie quand elles se voient. Je suis la star…des plaies !) Bon, il blague un peu (je crois que nous n’avons jamais autant parlé tous les deux), me dit d’arrêter de picoler des litres de curaçao (ha ha, si seulement je pouvais picoler…) et qu’au moins, c’est très joli le bleu comme couleur, que je suis tendance et raccord avec l’été ! Ensuite il ajoute « Votre plaie est parfaite, vous allez bien, et pourtant c’est bleu. Décidément, vous ne faites rien comme tout le monde ! Avouez que c’est pour vous rendre unique ! » Mince, démasquée…

 

Là, je vous vois venir, en quoi avoir une belle plaie et le pyo me rend différente ? Ca doit arriver à un tas de gens non ? Justement…non !

 

Normalement, je devrais être infectée avec le pyo, ne pas réussir à cicatriser (c’est un microbe multirésistant aux antibiotiques), avoir une tonne de pus, avoir 40° de fièvre, voir certains tissus à l’intérieur de ma plaie pourrir, voire être au bord de la septicémie ! Flippant, je sais.

 

Figurez-vous qu’il se trouve que le pyo est mon nouvel ami ! Au lieu d’être une source importante de danger pour ma petite santé fragile, le pyo…bouffe tout les microbes qui oseraient s’approcher de ma plaie ! Bref, il nettoie et fait place nette afin de permettre une cicatrisation rapide et parfaite !

 

Et comme il a plein à manger…il n’a même pas besoin de s’en prendre à moi !

 

De plus, les soins quotidiens que je reçois pour ma plaie + la mèche à l’intérieur permettent de bien nettoyer le fond et de protéger le trou béant de mon corps.

 

Point besoin d’antiobiotiques dans mon cas avec mon crobe gentil (qui tuerait n’importe quel mammouth ou Casimir), on m’a prescrit une nouvelle solution de lavage pour le faire disparaître en douceur. Un antiseptique quoi. Mais pas n’importe lequel. En effet, désormais on injecte dans la plaie qui se trouve sous mon nombril…un collyre pour les yeux !

 

On ne se moque pas, c’est la vérité, et ça me fait bizarre à moi aussi !

 

Avec tout ça, si je n’ai pas une plaque à mon nom dans le service chirurgical qui me suit…

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