Plus belle la vie

2 mai 2011

pblv.jpgOn a beau être pleine d’esprit, on n’échappe pas aux clichés ou aux préjugés bidons.

 

Moi, Pasd’Bol, née à Paris, je vous le dis tout net : je déteste Marseille ! Pire, j’ai des boutons dès que l’on m’évoque la cité phocéenne ou quoi que ce soit en rapport direct avec cette ville du démon !

 

Est-ce que mon aversion est liée à autre chose qu’une stupide méfiance envers les malheureux habitants de cette ville et leur accent chantant (je déguise ma pensée à ce sujet…si vous saviez ce que je pense de l’accent marseillais, je me ferais lyncher sur place) ?

 

La réponse est oui !!! Bien sûr, j’ai d’autres raisons qu’une guéguerre débile entre le nord et le sud !

 

Autant vous le dire, à la base, je ne pensais pas grand chose de Marseille. Pas de mal (enfin, pas plus qu’une Parisienne lambda) et pas vraiment de bien non plus. Je les enviais, bien sûr, de pouvoir profiter d’un beau soleil, de la chaleur, de la mer (même si je n’aime pas beaucoup la Méditerranée), beaucoup moins de leur exhubérance (mais je pense la même chose des supporters du PSG, donc…), leur tempérament vif, leur accent, leur taux de chômage, leur port (je n’aime pas les ports c’est comme ça, à Marseille ou à St Malo, je n’aime pas ça…un jour, je vous raconterais peut-être comment je me suis vautrée en jouant dans un port), leur grève des poubelles. Donc, pas vraiment d’idées (trop) préconçues concernant Marseille, j’étais relativement indifférente. C’était avant d’y mettre les pieds !

 

Les parents de MEX, habitant dans le sud (mais un coin très chouette), il nous est donc arrivé de faire escale à Marseille, pour y attendre un bus. La correspondance étant longue, nous avons décidé de visiter la ville, ce qui, à mes yeux, ne pouvait être qu’une belle expérience, riche de jolies découvertes (j’adore découvrir un endroit inconnu, encore plus s’il s’agit d’une ville aussi ancienne et prestigieuse).

 

Ca tombait bien, c’était l’été, il faisait très beau. Nous nous promenons donc, le coeur en joie d’ajouter un nouveau souvenir à notre histoire. Bonjour, le souvenir !!!

 

Déjà, nous avons été très choqués par la crasse ambiante. Pas seulement autour de la gare St Charles, mais jusqu’au Vieux Port (qui pue). Ok, le 18ème ou le 19ème, c’est pas non plus l’extase et ça doit décevoir bien des touristes. Mais au moins à Paris, il pleut, il fait gris et il fait froid ! Au soleil d’août…les senteurs s’exhalent et la crasse apparaît d’autant dans toute sa splendeur. J’en ai regretté mes crottes de chiens sur le trottoir…

 

Mais, ce n’est pas ça qui m’a empêché d’aimer la ville. Outre cette petite déception (New York sent la poubelle et pourtant, ça ne me dérange pas), j’étais un peu étonnée par l’état de délabrement de la ville (à part la gare, très moderne). Les bâtiments étaient beaux, je l’admets, mais tellement noirs que tout le charme avait fui.

 

Là encore, ce n’est pas ce qui m’a fait détester la ville (ce n’était que secondaire).

 

Le problème est venu des Marseillais eux-mêmes. Il faisait chaud, certes, mais je n’étais pas spécialement vêtue de façon indécente. D’ailleurs, à côté des cagoles que je voyais passer, j’avais l’air d’une nonne ! Pourtant, je me suis demandée si les hommes de cette ville avaient déjà vu une femme.

 

Je ne compte pas le nombre de regards obscènes, de propos déplacés, de gestes indécents que j’ai pu observer sur mon passage. Mes seins étant le point de mire de tous les mâles de la cité. Et tous se rapprochaient dangeureusement ! Ce fut au point que MEX, mal à l’aise pour moi et inquiet, marchait collé à moi, le bras autour de mes épaules, et que j’ai décidé de remettre ma veste longue sur moi et de la boutonner le plus beau possible (bonjour la transpiration). Est-ce que ça a changé quelque chose ? Même pas. Qu’on ne fasse pas croire que mes seins transpercent une veste d’homme taille XXL ! Et que cela soit clair, je me promenais dans les coins les plus touristiques, je n’étais pas partie faire le tour des cités !

 

Peu rassurés, nous avons décidé de protéger ma pudeur et ma vertu en nous rapprochant du bus (malgré les 3 heures d’attente et en évitant de se faire écraser ce qui n’est pas une mince affaire).

 

En chemin, nous croisons un homme, qui marchait joyeusement…avec le pénis qui sortait de sa braguette. Ce qui ne semblait gêner personne.

 

Enfin, nous attendons le bus. Il y a du monde. Nous nous asseyons et papotons pendant le temps qui nous est imparti.

 

A un moment, MEX se lève, se met à crier et m’oblige à changer de place…je suis interloquée et soudain, je comprends…Un vieux monsieur me regardait très fixement (enfin, une partie précise de mon anatomie) et avait décidé de se faire plaisir en public !

 

Le bus est arrivé, et j’ai quitté la ville passablement traumatisée et salie !

 

Toi, Ami Marseillais qui me lit, je n’ai (presque) rien contre toi à la base, mais tu comprendras qu’il faudrait me payer cher pour que je remette un jour les pieds dans ta ville !!!

 

Je ne sais pas s’ils parlent de ça dans Plus Belle la Vie, mais je leur donne au moins de quoi écrire un épisode savoureux !

 

 

 

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