Quand on dit non c’est pas oui !

28 janvier 2013

forcing.jpgJe te rassure, Lecteur, je ne vais pas te faire un article sur comment les hommes interprètent parfois « même en rêve, ne me touche pas » par « saute-moi dessus, j’adore ça ». Même si on a toutes connu ça au moins une fois dans sa vie (et je suis sûre que bien des garçons ont eu le même problème). Ni un billet sur « comment le vendeur d’encyclopédie a voulu me refourguer sa camelote ». On en est loin.

 

De fait, j’avais pas mal d’idées de sujets ce matin (contrairement à ce week-end où j’ai bullé) : un truc sur croire en sa bonne étoile (ça va viendre), mes pensées sur le métro, l’anniversaire de mon meilleur ami, mon problème de subjonctif… En tête de liste, j’avais même eu envie de vous parler de cet excellentissime article de Mimilie à ma gloire, même que j’y suis allée de ma petite larmichette (et je vous invite sérieusement à le découvrir si ce n’est déjà fait).

 

Je n’avais pas prévu qu’en rentrant, je tomberais sur le cul un mail qui m’a quelque peu agacée (notez bien l’euphémisme). En effet, rien de plus rageant quand vous avez chassé une personne de votre vie…et qu’elle tente un come back l’air de rien en faisant comme si rien ne s’était passé (on coupe rarement les ponts sans une bonne raison).

 

Je sais à qui vous pensez, là maintenant tout de suite. Perdu, il ne s’agit pas de M.Pasd’Bol que j’ai une nouvelle fois éjecté de mon espace-temps la semaine dernière (pour de bon). Ce qui m’a appris une bonne chose : le pardon, c’est bon pour avancer (surtout quand l’autre fait le forcing) mais traîner un boulet relève du masochisme (et comme les gens ne changent pas…)

 

Mais il suffit que que tu claques une porte pour que quelqu’un essaye d’ouvrir ta fenêtre à la pince monseigneur. Eh oui, j’ai reçu un mail de Papa Pasd’Bol après des années de silence ! Le brave homme a pensé qu’il était temps de se manifester pour la nouvelle année. Passons sous silence le fait qu’il ait zappé une quinzaine de Noël et d’anniversaires (le dernier était encore il y a peu) et que présenter ses voeux est rarement lié à un quelconque cadeau ou petite enveloppe, ce qui est bien commode (je suis tellement vénale).

 

A priori, ça peut sembler sympa… Moi, à priori, j’aurais au moins apprécié un « comment vas-tu ? ». Car, hélas, Papa Pasd’Bol est au courant de ma maladie, de mon chômage (il le fut aussi pour le RSA), de mon célibat. Pour le coup « bonne année, on se remet en contact ? » (ok, je simplifie, mais pas tant que ça, ça tient en deux ligne), me semble un peu léger pour dire le moins. Rappelons que, lorsqu’il a appris (par Maman Pasd’Bol) la gravité de ma maladie, ma prochaine (et longue) hospitalisation et la précarité dramatique de ma situation, il a admirablement expliqué que ce n’était pas son problème, que j’avais choisi ma vie (aaaah, la poche, le rêve enfin réalisé) et qu’il n’avait pas d’argent à dépenser (on en revient toujours là avec lui), que de toute façon, il avait autre chose à penser vu qu’il partait en vacances à Rome. Pour cela, songer à reprendre contact sans s’inquiéter un minimum pour sa progéniture (j’aurais pourtant été ravie de lui raconter comment j’ai fait pipi fluo ce matin) est un peu du foutage de gueule. Sans doute pense-t-il que c’est le bon moment vu que je semble aller mieux (c’est toujours plus simple de se manifester quand tout va bien pour l’autre). Il n’empêche que j’ai dû gérer l’endo, la poche, les 3 opérations, le pyo, l’abcès et le chômage/RSA/Pôle Emploi sans un signe de vie de sa part. Son retour me semble donc un peu gonflé (surtout quand je n’ai rien demandé).

 

Pourquoi, quand on prend une décision ferme et définitive (et bonne pour soi), certains, ne pensant qu’à eux-mêmes ou ayant un sursaut dans leur mémoire, décident de vous mettre à l’épreuve ? C’est une forme de test ? D’un autre côté, il tombe assez mal (mais ne pouvait pas le savoir) vu que je viens d’expérimenter la reprise de contact qui tourne mal (M.Pasd’Bol aura au moins servi à quelque chose en revenant et repartant aussi sec). Ce qui fait que je suis encore moins disposée à refaire la même erreur (en plus, il ne faut pas croire, des pardons, il en a déjà eu pas mal en 25 ans). L’ambiance du jour est plutôt « quand c’est foutu, c’est foutu ».

 

Bon, je sais Lecteur, tu préférerais que je te fasse un article rigolo, comme d’hab…mais là je ris surtout jaune (comme mon pipi fluo de ce matin).

 

Mais enfin, mon géniteur n’a pas que des défauts, il a aussi de l’humour…

 

Dans ses voeux, il me souhaite surtout une bonne santé pour 2013 ! La bonne blague !

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