Qui dit un mensonge en dit cent !

25 février 2014

Nietzsche-mensongeC’est mon truc, parfois j’aime sortir des vieux proverbes oubliés. Ou chanter La famille Tortue, c’est selon. On pourrait croire que ça traduit mon âge, mais comme je suis souvent la seule de mes amis à connaître les vieux dictons du temps jadis (et naguère), je préfère penser que j’ai la sagesse ancestrale de Bouddha dans ma tête héritée d’une merveilleuse vie antérieure de galérienne.

Mais revenons au fond des choses (parce que si je dois expliciter tous mes titres, nous ne sommes pas rendus mes petits enfants !)

Mentir, c’est pas bien, je dirais même pire, c’est moche. Pourtant on le fait tous à un moment donné et parfois sans mauvaise intention. Il y en a de toutes sortes, le mensonge par omission (ce qu’on ne sait pas ne fait pas mal), la dissimulation volontaire d’informations dans le but de nuire (Oh tiens ! T’es marié en fait ?), le mensonge pour rassurer (Il est drôlement beau ton bébé ! ou Mais oui tu es bien plus belle que cette fille, moi je préfère les formes), le mensonge bête et méchant (Ton mec te trompe avec Salopa, je les ai vu tous les deux), le mensonge hypocrite (Mais bien sûr que je t’apprécie voyons) ou, le plus commun…l’excuse (Jonathan Swift disait d’ailleurs qu’une excuse est un mensonge fardé).

Je passe pour les mensonges malveillants dont on sait toujours qui les commet et pourquoi. Là où ça se complique, c’est pour les mensonges véniels. Il est en effet admis pour ces mensonges-là, qu’on les fait essentiellement pour éviter de blesser l’autre, parce qu’on y tient et qu’on veut éviter de le perdre (vieux syndrome post-traumatique du bébé qui pleure dans sa chambre dans le noir). Peut-être en effet dans certains cas. Mais à bien y réfléchir, c’est un peu simple comme façon de penser.

Parce que les gens qu’on aime vraiment et qui nous aiment en retour, on essaie le plus possible d’être honnête avec eux (sauf si on essaie de leur cacher un truc en rapport avec nous-même et non avec eux) et souvent, ils encaissent. C’est ça aussi l’amitié, un accord tacite de vérité. D’ailleurs, si on se le permet, c’est qu’on les connaît assez pour savoir ce qu’ils peuvent accepter. Si un soir on n’a pas envie de les voir ou qu’on souhaite annuler, on leur dit simplement et il est rare qu’ils ne le comprennent pas. Si on trouve qu’une copine qu’on adore a l’air d’un sac dans sa nouvelle jupe, itou, on l’aime trop pour qu’elle se ridiculise dans la rue. Ce qui vaut aussi pour les comportements qui nous semblent inappropriés. Les gens qui nous sont proches, on a rarement peur de les perdre, et c’est par respect pour eux qu’on leur ment peu. Car, oui, Lecteur, la notion de vérité est liée à celle de respect.

Alors à qui ment on le plus ? C’est paradoxal mais souvent à des gens à qui on tient peu ou qu’on ne connaît pas très bien. Pas assez en tout cas pour appliquer cette notion de vérité crue à tout crin, mais qu’on respecte juste assez pour que leur opinion sur nous nous importe. On est dans l’apparence de ce qui pourrait être à terme une amitié profonde en devenir. Et comme leur opinion (qui comble notre faille narcissique) nous importe plus que la personne, on n’hésite pas à raconter deux-trois mensonges pas bien méchants quand ça nous arrange qu’on balancerait en fait à n’importe qui. En quoi est-ce irrespectueux dans le fond ? Ben justement, on considère que l’autre est n’importe qui, aka une personne pas franchement importante ni très essentielle à notre vie au delà du relatif bien être immédiat qu’elle peut apporter quand on en a besoin. Mais si on la prend  pour un pigeon, les autres sont finalement rarement dupes. J’en reviens aux gens à qui l’on tient qu’on ne laisserait jamais s’habiller comme des clowns (sauf si c’est leur style évidemment), qu’on rassure seulement quand on croit en ce qu’on dit, qu’on n’encourage pas quand on sait qu’ils foncent dans un mur (tout ça pour se simplifier la vie) ou à qui on ne fait pas l’affront d’excuses à deux balles quand on n’est pas d’humeur à les voir. Etre vrai avec soi commence d’abord par être vrai avec les autres.

J’avoue que je suis souvent celle qu’on vient voir pour les vérités, même les plus déplaisantes (que j’enrobe un peu, faut pas pousser je n’ai pas été élevée parmi les loups), question de respect. Mais il m’arrive aussi de balancer des excuses (je reste humaine quoique supra géniale). Mais quand j’y songe, rarement à mes proches, ou alors quand je vais si mal que je ne souhaite pas les inquiéter. Parce que ce ne sont pas des nouilles, ils savent très bien détecter un mensonge. Et puis mentir (à n’importe qui du reste), c’est souvent la garantie de se faire griller. Il suffit de peu de choses, quelqu’un qui nous croise en boite alors qu’on est censé être cloué au lit, une connexion longue durée sur les réseaux sociaux alors qu’on est soi-disant coincé au fin fond de la forêt sans wi-fi, des gens qui rigolent alors qu’on a assuré que « Ma chéwie tu es maïgnifïque ! », un coup de fil malencontreux… En général la vie est une bitch qui nous fait payer les bobards qu’on peut raconter pour ne pas se prendre la tête (avec comme conclusion immédiate de se la prendre puissance mille et de blesser quelqu’un). Mentir sans se soucier d’être pris, n’est-ce pas la preuve qu’on se fiche complètement de l’autre ? Qu’on a juste sauvé les apparences 5mn mais que la personne à qui l’on ment n’est pas assez importante qu’on fasse gaffe, à défaut d’être honnête ?

Evidemment, il n’est pas simple de dire à quelqu’un ses quatre vérités ou être honnête sur le fait qu’on aurait honte d’être vu en sa compagnie en public, qu’il nous gonfle sévère (même si dans le fond on l’aime bien à petites doses), mais balancer des excuses (des mensonges si vous suivez) est au final pire que tout, notamment quand la personne le comprend car elle réalise alors le peu de cas qu’on fait d’elle. On pensait bien faire…pour nous avant tout, sans voir ce qu’il se cachait dans le fond de nos belles inventions mensongères (Ce soir j’ai aquaponey sur Saturne), et c’est là-dessus que je m’interrogeais ce soir (j’aime bien comprendre le pourquoi du comment, c’est comme ça). Maintenant, ça reste humain, je ne suis pas là pour faire la morale à tout va.

Puisque j’en suis à mes proverbes et autres dictons, voici celui-ci qui fait très catho mais n’en est pas moins juste pour autant : traite autrui comme tu voudrais que l’on te traite.

Perso, je préfère encaisser la pire vérité

que tolérer le moindre mensonge !

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • je deteste les menteurs
  • proverbe sur les menteurs
  • proverbe sur les gent ki font semblent de t\aime ou t\apprecie
  • le vieux qui dit que cest vrai
  • bouddha a dit le mensonge
  • je déteste les gens qui dis des mensonges sur moi
  • il se paye ma tete il fait que me raconter des bobards
  • Dit un mensonge à ton ami si il garde dit lui la vérité
  • des proverbes de mensonges
  • qui dit un mensonge