Relations garçons-filles : c’était plus facile à la maternelle !

21 juin 2012

a-la-maternelle.jpegRappelez-vous, Nicolas le galopin vous tirait les couettes, vous lui filiez un grand coup dans le tibia et tout finissait par un montrage spontané de culotte (j’ai de bons souvenirs de maternelle…)

 

Quand on a 3 ans, ce n’est pas marrant de se confronter à l’autre mais au moins les interactions sont aussi claires qu’efficaces, pas de prises de tête (sauf dans le cas des couettes bien sûr). Je t’embête = Tu me plais. Je te tape = Eh oh ! regarde-moi? tu me plais VRAIMENT.

 

Bon, ça ne marchait pas à tous les coups mais ça avait toujours son petit effet.

 

Seulement voilà, quand on a plus 3 ans, on fait comment ?? Non, parce qu’aller filer des grands coups de lattes aux mecs qui nous plaisent ça peut quand même être très mal perçu (et douloureux au passage, pour peu qu’ils répliquent).

 

Le vrai problème ? La multiplication des moyens de communication ! Ok, quand on a 15 ans, on a sans doute la bonne technique, mais passé 25 c’est quand même plus difficile de faire passer le bon message. D’autant que les relations sont plus complexes. Au lieu de l’équation basique de maternelle on a « Bon et si je dis ça, il va penser quoi ? – mais si je ne le dis pas est-ce qu’il va penser à moi ? – mais si je dis la mauvaise chose vais-je définitivement me griller ? – j’y vais ou j’y vais pas ? – si j’y vais, j’y vais sur quoi ? – plutôt mail ou message public sur son wall ? – je le connais assez pour lui proposer un verre ? – sinon, quel plan tordu puis-je trouver pour prendre un verre avec lui par le plus grand des hasards ? – Et si je lui balançais ma localisation Foursquare pour lui préciser que je suis juste à côté de chez lui ? – je dois l’ajouter sur tous les réseaux sociaux ou c’est too much ? dois-je attendre le 3ème tweet avant de lui balancer un instagram de mes seins ?  – bon, mais comment je lui parle sans le lui dire tout en saisissant l’opportunité de me montrer sans trop me montrer et le faire fuir ? »

 

Vous avez réussi à lire tout ça d’une traite, bravo ! Car c’est exactement ce qui se passe dans la tête d’une fille de 30 ans qui rencontre un mec qui lui  plaît en 2012 (Kévina si tu me lis…)

 

Le pire c’est qu’avec toutes ces possibilités vers l’autre, on a encore plus de chances de se tromper. Un commentaire peut être mal perçu, un smiley peut faire trop bonne copine, ses potes peuvent vous griller et se foutre de lui sur Facebook (je vous le dis de suite, transformer l’objet de vos fantasmes en risée publique n’est définitivement pas une bonne technique), votre tentative peut sembler trop rapide… Eh oui, c’est la grande liberté de la communication sur Internet, tout à l’air simple et naturel, on est tous super intimes (voire copains comme cochons…mais jamais le bon cochon), tellement que cela peut nous faire perdre les bonnes convenances. D’ailleurs, on les a oubliées depuis longtemps.

 

On oublie trop souvent qu’on s’adresse à des individus qui vivent, qui pensent et qu’on devrait éviter de trop brusquer. Mais là tout est si rapide et (trop) facile, qu’on s’emballe comme un lapin dans un feu de forêt (répandant les flammes ce qui n’est pas malin…bon, vous n’avez pas eu mes cours de géographie forestière à la fac, vous ne pouvez donc comprendre).

 

Et la réalité ? C’est ça le hic. Le but de toutes ces manoeuvres est quand même d’arriver à la sacro sainte rencontre en live. Je ne sais pas vous, mais c’est l’aspect qui me semble le plus irréalisable voire improbable. Il semble, en effet, plus facile de séduire votre partenaire de visu que de l’amener à quitter son écran pour vous rencontrer. D’où le questionnement plus haut : comment doit-on faire pour installer le contact et, peut-être, de voir ce qu’il en est en vrai ?

 

Mieux que la maternelle, c’était encore moins compliqué à la Préhistoire. Un coup sur la tête et vous étiez mariés !…quelque part, je regrette un peu cette époque.

 

C’est pas quand tu es assommée que tu peux te poser toutes ces questions à la con !

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