Sacrée (belle) famille !

28 juin 2011

beau-parents2.jpgAttention, sujet polémique ! Aujourd’hui, je vais vous parler de la belle-famille ! Non, pas des nouveaux conjoints de vos parents divorcés (remarquez, j’ai de quoi écrire un roman là-dessus) mais de la famille de votre conjoint.

 

Je vous avoue que ça ne m’a jamais stressée ou effrayée, malgré tout ce que j’ai pu entendre de mes amies. Pourquoi ? Parce que je présente bien, que je suis bien élevée et qu’en général, les adultes m’aiment bien (je ne vous parle même pas des personnes âgées qui m’adorent). Et surtout, je sais rester à ma place.

 

C’est pourquoi, c’était surtout de la joie et de la curiosité mêlées qui m’ont envahie le jour où MEX m’a présenté ses parents. Plus que des beaux-parents, la famille de MEX a été pour moi une véritable famille à laquelle j’étais très fière d’appartenir (et qui me manque beaucoup) et dont l’attachement était clairement réciproque. Il pouvait y avoir des mots plus hauts que d’autres, des divergences d’opinion comme dans toute famille, mais honnêtement, j’aurais bien peu de choses à leur reprocher si ce n’est de ne plus faire partie de ma vie (mais c’est le jeu du divorce ma brave Lucette).

 

Forte de cette expérience, je n’ai donc pas eu peur de rencontrer les parents de M.Pasd’Bol. J’ai eu une fois, l’opportunité de rencontrer sa mère par hasard (qui me prenait pour une « amie ») et je dois dire que c’était très engageant comme premier contact. Elle avait été charmante, drôle et agréable.

 

Je l’ai revue une autre fois, encore par hasard, des mois plus tard, elle savait que j’étais plus qu’une amie de son fils, et elle avait été très gentille malgré la brièveté de l’échange.

 

Ce que j’avais quand même trouvé bizarre c’est que, 1 an et demi après, je n’avais toujours pas été invitée officiellement à rencontrer les parents de M.Pasd’Bol, lesquels n’habitent qu’à 20 mn de chez moi.

 

Il y a un an quasiment jour pour jour, M.Pasd’Bol a fait une crise d’appendicite. Ses parents vont le voir aux urgences et je pars plus tôt du travail pour le rejoindre. Sachant que ses parents seront présents et que je suis habillée comme un sac, je fais une halte dans une boutique et j’achète une robe que je mets immédiatement.

 

J’arrive à l’hôpital, je dis bonjour à sa mère que je connais déjà et je me présente à son père que je n’ai jamais vu. Il a un mouvement de recul quand je lui fais la bise mais je ne me formalise pas, sans doute est-il timide (pour un ex officier de l’armée c’est bizarre mais pourquoi pas).

 

Son père me dit donc bonjour et me propose de me donner sa chaise, ce que je refuse. Je parle un peu avec M.Pasd’Bol et sa mère qui me demande comment je vais (c’est gentil). Beau-Papa reste distant, ne me regarde pas et ne parle pas.

 

Un infirmier arrive et emmène M.Pasd’Bol faire ses examens (qui dureront deux heures, oui c’est important de le noter). Beau-Papa se tourne vers Belle-Maman, lui fait un clin d’oeil et lui dit en se bidonnant « je suis sûr qu’il aurait préféré une jeune et jolie infirmière pour s’occuper de lui plutôt que cet infirmier« . Etrangement, ça ne m’a pas fait rire et j’ai trouvé ça assez grossier de sa part. Pourtant, je ne suis pas de ces personnes qui se choquent facilement…

 

Beau-Papa s’adresse encore une fois à moi pour me proposer son siège. Histoire de faire bonne impression, j’accepte et le remercie platement. Ce furent les derniers mots qu’il m’a jamais adressé….

 

Au début, Belle-Maman, sympa, me faisait la causette, me posait des question sur moi, sur mon travail (j’en avais un, en CDD certes), mes chats…C’était chouette. Puis Beau-Papa a dû estimer que ça avait assez duré et s’est mis à faire un cours empirique sur le Val de Grâce à sa femme. Car oui, il faut savoir un truc, Beau-Papa est assez imbu de lui-même et de sa grande sagesse, et sait tout sur tout (Beau-Papa = dieu vivant).

 

A aucun moment il ne s’est tourné vers moi, ne s’est intéressé à moi, a eu l’air de se rendre compte de mon existence. Il a donc fait son cours (inintéressant au possible) pendant deux heures, sa femme posant deux-trois questions au bon moment histoire de manifester son intérêt.

 

M.Pasd’Bol revient, il est temps pour moi de partir. Belle-Maman qui sait que j’habite archi-loin de l’hôpital (mais près de chez eux), me propose (enfin suggère à son mari) de me raccompagner, puisqu’ils doivent rentrer chercher des affaires pour M.Pasd’Bol. J’accepte avec plaisir.

 

Sur le chemin, ma seule interlocutrice a été Belle-Maman pour indiquer le chemin. Au moment de descendre, je suis polie, je remercie, je dis au re
voir et à bientôt. Seule Belle-Maman a répondu…

 

J’en ai parlé à M.Pasd’Bol quand il est sorti de l’hôpital (car ça m’avait choqué), tout ce que j’ai eu c’est « mon père est comme ça, en plus il a un sens de l’humour très particulier » (c’est tellement particulier que je cherche encore où il fallait rire).

 

Néanmoins, il laissait entendre que, maintenant que j’étais plus qu’un nom mais également une personne connue, je serais prochainement invitée. Et tant mieux, M.Pasd’Bol devant venir vivre chez moi en juillet.

 

J’attends toujours cette invitation un an après cet épisode…

 

En fait, le jour de son emménagement, Belle-Maman a appelé M.Pasd’Bol de la part de Beau-Papa (ne cherchez pas, moi non plus je n’ai pas compris), pour lui expliquer que j’étais une personne charmante mais que je ne serais jamais acceptée. Mon tort ? Avoir 6 ans de plus et avoir divorcé. On ne me juge donc pas sur moi (je comprendrais qu’on ne m’aime pas, difficilement, certes, car je suis géniale, mais je comprendrais), mais je n’avais aucune chance dès le début. Une forme de racisme inédite !

 

En revanche, elle a proposé à M.Pasd’Bol de vivre avec eux et de partir en vacances dans leur résidence secondaire.

 

Ca m’a fait un choc, je dois bien l’admettre.

 

A la rentrée, pareil, aucune invitation, ils n’ont pas non plus cherché à savoir où vivait leur fils…En revanche sa mère lui a demandé si c’était sérieux entre nous puis lui a envoyé un lien vers un studio à louer des fois que ça l’intéresserait (M.Pasd’Bol, n’a pas répondu, mais n’a même pas dit à sa mère qu’un telle proposition étant génante).

 

M.Pasd’Bol a déjà proposé ma participation aux réunions de famille, mais cela a été fermement décliné. En revanche, ils lui proposent régulièrement des week-end ou vacances en famille (comprendre : sans moi).

 

Ils ont été très contents d’apprendre l’arrivée de Nahla et Fantine, et ont même proposé à M.Pasd’Bol de les amener chez eux pour qu’ils puissent les rencontrer et jouer avec (ce que j’ai refusé, faudrait pas non plus pousser mémé dans les orties, ils savent où les trouver).

 

Ils ont même appelé pour prendre des nouvelles des petites après leur opération. Je vous vois venir…ont-ils pris des nouvelles après la mienne ? Même pas ! D’ailleurs, ils ignoraient ma maladie et s’en tamponnaient le coquillard.

 

Nous allons sur nos 3 ans, et même l’idée de prendre un café ensemble dans un lieu public semble insupportable à Beau-Papa. Au point où j’en suis, j’ai même renoncé à être acceptée un jour, mais cette situation ne me plaît guère. Après tout, j’ai quand même le droit à un minimum de respect non ? Bon, ok, maintenant avec cet article, s’ils tombent dessus, ça ne risque pas de s’arranger, je vous l’accorde…

 

Et M.Pasd’Bol, il en pense quoi, vous demandez-vous (si si, je vous connais, vous avez l’art de poser les bonnes questions). Ben, il en pense rien. Non seulement il ne voit pas l’intérêt de m’imposer à sa famille, mais il estime que ses parents sont comme ça, que je n’ai qu’à faire avec et qu’il ne va pas se prendre la tête avec eux juste pour moi. Avouez que ça fait rêver ? Donc parfois, plutôt que de me dire qu’il va à un repas familial (me laissant toute seule à la maison), il prétend qu’il va voir des amis.

 

La morale de l’histoire ? La prochaine fois, je choisirai un beau brun orphelin, adulte, avec une grosse paire de testicules !

 

 

Et vous ? Ca se passe comment avec votre belle-famille ? Vous avez aussi ça en stock ?

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