Se lever…ou pas !

18 août 2011

se-lever-t7312.jpgIl y a des jours où l’on se lève de bonne humeur, on sent le soleil sur sa peau, on sent la chance nous brûler le bout des doigts et surtout on SAIT que la journée sera bonne. J’adore ces jours là ! Mais ce n’était pas aujourd’hui…

 

Aujourd’hui, j’ai eu du mal à me lever à cause de la moiteur du climat (ça sent l’orage), mais aidée par mes deux petites terreurs qui m’ont attaquée sous la couette pour que je me lève plus vite. J’ai pris ma douche et j’en ai foutu partout puis j’ai pris mon petit déj et j’en ai fout partout (j’adore nettoyer le multivitamine sur le bois).

 

Y a des jours comme ça…et ça laisse présager du pire.

 

On sonne (dring dring…avouez que j’imite bien la sonnette !) et j’ouvre. C’est la remplaçante de la gardienne (en vacances bien méritées, la veinarde). Elle me prévient qu’un gros colis est arrivé. Cool, il s’agit de mes 30 kg de litière mensuels (non non, je n’exagère pas le poids, c’est bel et bien ce que j’ai commandé). Tranquillement, je lui dis que mon homme ira les chercher plus tard (ben oui, je vais pas porter 30kg à bout de bras avec ma plaie et ma poche…et en pyjama !)

 

Sauf que non…elle a trouvé plus intelligent de le laisser en bas devant l’ascenseur et souhaite que j’aille le chercher fissa des fois qu’on me le fauche (y a pas écrit litière en gros dessus, les gens sont tellement malhonnêtes quand ils s’imaginent un trésor caché dans un carton). Et puis ça gêne. Et comme elle me le dit si bien « c’est pas moi qui peut vous l’apporter, j’ai mal à la main » (bouge pas, je vais te montrer ma plaie, ma mèche en argent et mon pyo, après tu pourras te plaindre).

 

Du coup, je me suis rentrouvée en chaussettes et pyjama mauve, à traîner comme je pouvais (ben oui, elle avait mal à UNE main, elle n’allait pas m’aider) 30 tonnes kilos de litières pour chat (et un cadeau que je me suis fait) dans l’ascenseur en soufflant comme un boeuf (ou une grosse grenouille). Arrivée chez moi, je m’écroule (comme mon dos). Mais pas le temps de se reposer, j’ai rendez-vous à l’hôpital.

 

J’y arrive, en retard, et j’attends 20mn (un record). L’infirmière me reçoit (pas la Reine des Poches qui est en vacances) et elle se souvient de moi ! En effet, c’est celle qui s’est occupée de moi quand mon abcès a percé et que l’on m’a retiré mes points. Elle me dit, d’ailleurs, combien elle avait été choquée par l’attitude de mon chirurgien, mais qu’il est comme ça avec tout le monde (même si elle le trouve un peu plus dur avec moi).

 

On s’occupe de la plaie, le pyo semble partir un peu, je n’ai plus mal et elle appelle le chirurgien pour qu’il vienne vérifier la plaie et éventuellement me donner une date d’opération (on peut rêver). Ah bah sans l’infirmière en chef (la Reine des poches) qui passe son temps à le fliquer et à lui faire la leçon, je n’ai pas été très surprise quand il a déclaré qu’il avait autre chose à faire et que l’infirmière n’avait qu’à se débrouiller avec moi. Ca aussi, ça l’a choquée…

 

Bien sûr, j’ai fortement fait part de mon mécontentement (même si elle n’y est pour rien), mais rien n’y fit. L’infirmière m’a alors dit qu’il ne servirait à rien de me plaindre au chef de service histoire de faire avancer les choses et de calmer mon psychopathe de chirurgien (ou de le changer). Pourquoi ? Parce que c’est LUI le chef de service. De toute façon, pour m’être plainte assez souvent de son attitude et de son manque d’intérêt (car, si, je sais me faire entendre à l’hôpital), j’ai bien compris que rien ne changerait, c’est lui le chef (que tous redoutent). Au moins pousser ma gueulante m’a défoulée.

 

Je rentre enfin chez moi et j’en profite pour faire deux trois courses au Franprix devant l’hôpital. Au moins, un peu de réconfort pour mon retour at home !

 

Bien sûr, j’ai bien rempli mon panier et bien sûr il n’y avait qu’une caisse d’ouverte. Maintenant, je pousse mon coup de gueule contre certaines caissières (m’en fous, je peux, j’ai été caissière). Quelle est cette manie stupide de passer les articles à la vitesse de la lumière, sans vous laisser le temps de les ranger, sans laisser le temps à la personne devant vous de ranger ses articles (sympa le mélange, un bordel sans nom) et d’enchaîner avec la personne qui suit, tout ceci sans la moindre politesse de base ? Nous voir lutter autour des mêmes sacs plastiques et ranger désespérément nos articles en nous rentrant dedans ça fait l’attraction de la journée ?

 

Bref, j’ai quitté le magazin d’aussi bonne humeur que j’y étais rentrée.

 

J’arrive au bus (les doigts laminés par les sacs plastiques tout pourris et pas solides). Temps d’attente ? 20 mn !! Le temps que je mettrais à pied ! Sympa quand il est affiché que même en été, à cette heure là, il y a maximum 9 mn d’attente.

 

Comme mes sacs sont trop lourds, je me pose et je sors un livre (Le Trône de Fer tome 2, un régal). Après une longue attente, je vois le bus arriver. Par peur de le rater, je me dépêche de rentrer mon livre dans mon sac (un pavé qui prend beaucoup de place), de saisir précipitamment mes sacs et…l’un lâche et s’écroule sur le sol (pas grave, il n’y avait que du…verre dedans !).

 

Soudain, la panique me prend, je risque de rater mon bus et d’être coincée là ! C’est là que l’homme à côté de moi me dit « non mais ce n’est pas le bon, celui-là il fait son terminus ici ».

 

Super, tout ça pour rien !

 

Enfin le bon bus arrive pendant que je transvase les produits dans les autres sacs (ouf, rien de cassé), mais comme je n’ai pas fini, je saisis tout à bout de bras pendant que mon sac à main glisse sur le sol et que…ma jupe descend dangereusement sous mon auguste fessier (encore un pas et elle se retrouvait sur mes chevilles).

 

Je me précipite sur la première place, fini de ranger mes courses et je souffle (à ce stade là, je n’ai plus rien d’humain). Apparemment je n’étais pas la seule à en avoir besoin vu que le chauffeur a décidé de faire 5mn de pause ! Arrivée à mon arrêt, j’ai enfin pu réaliser que l’un des sacs avait crevé (encore !) et que les yaourts (pots en verre) manquaient de se faire la malle. Le retour fut très…prudent ! Et long…

 

Au final ? J’ai enfin pu rentrer chez moi, ranger les courses, manger mon repas et masser mes boudins doigts endoloris (ils étaient violets le temps que j’arrive, merci les sacs pourris). Mais bon, avoir des pinces au lieu de mains souples et habiles, c’est bien aussi.

 

Autant vous dire qu’aujourd’hui je suis Pasd’Bol le doberman, pas Pasd’Bol la rigolote ! Et encore, la journée n’est pas finie…Rien n’empêche ma transformation en Pasd’Bol la sociopathe d’ici la fin d’après-midi !

 

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