Silence on tourne !

2 avril 2013

poisson_davril_1On m’attendait au tournant, eh bien non, pas de poisson d’avril cette année ! Du coup, je me suis accordée une pause bien méritée en ce lundi de Pâques…

Ai-je abusé du chocolat ? Même pas, je suis sortie avec des amies, histoire de retrouver le soleil mais aussi pour panser les plaies que je me fais toute seule (mon doigt est toujours bleu).

J’en ai aussi profité pour méditer. Méditer sur quoi me demandez-vous (ok, j’avoue, je fais les questions et les réponses moi-même) ? Sur la propension toute féminine à se faire des films ! Spielberg et Burton peuvent aller se rhabiller tant rien ne bat un cerveau de femme ! Avoue, Lectrice ? Régulièrement, tu te focalises sur un truc que tu grossis à mort puis tu te rejoues toutes les scènes possibles et imaginables : un sourire, un bonjour, un papillon qui s’envole au même moment et, de suite (et, ce, pour les semaines à venir) tu vas t’imaginer la scène de la demande en mariage, l’accouchement de vos triplés et vos vacances à Tahiti (j’irais bien à Tahiti, avis aux amateurs fortunés).

Bon, j’exagère à peine, parfois c’est un peu moins extrême. Il y a quelques semaines, je vous contais mon super entretien de la mort qui tue, mais si, celui d’où je suis ressortie en mode winneuse. Si je n’étais pas sûre d’avoir le job de suite, j’étais persuadée d’avoir l’appel me confirmant le deuxième entretien. Hélas, trois fois hélas, à ce jour, no news. Pourtant la prise de poste était pour cette semaine, voire celle d’après… Ça ma brave Lucette, c’est ce qu’on appelle se faire un méga film ! Je me voyais déjà cartonner le deuxième entretien, arriver sous les bravos de mes nouveaux collègues et avoir une augmentation au bout de trois mois tant mon patron serait impressionné par mes brillants résultats.

Vous allez me dire « Mais pourquoi tu ne relances pas ? ». Je l’ai fait ! On m’a demandé d’envoyer un mail, ce que j’ai également fait. Ai-je eu plus de nouvelles ? Nada. Quand c’est mort, il faut se rendre à l’évidence, on le sent.

Pourquoi diable suis-je donc sortie si confiante de cet entretien alors qu’apparemment je me suis plantée en beauté ? Mystère. D’un autre côté, un recruteur qui vous dit combien il est content du rendez-vous et à quel point vous êtes intéressante a de quoi induire en erreur ! Il n’empêche, j’y croyais et je devais être la seule.

On peut faire le parallèle avec les rencontres (testé et approuvé) quand tu sens une connexion particulière, tu te dis que l’autre va forcément te rappeler, qu’il y a un truc. Tu vois déjà le premier rendez-vous, les possibilités, la découverte de l’autre et…au final rien. Tu devais sans doute être une énième nana sympa mais sans plus. Ou quand tu recroises ton ex en souhaitant qu’il rampe soudainement ventre à terre alors qu’il est en fait très heureux dans sa nouvelle vie (un ex ou autre, ce système marche avec tout et n’importe quoi). On a beau dire, parfois il faudrait débrancher la caméra qui tourne en boucle dans nos têtes et se contenter de savourer le moment présent sans rien demander d’autre.

Je ne sais pas pour les hommes, mais je ne suis pas tellement convaincue qu’ils soient habitués à se projeter tout le temps sur du vide (et tant mieux, le retour à la réalité est souvent brutal). Pourquoi se fait-on tant de mal sans être capable de vivre l’instant sans se prendre la tête ? Besoin de rêver sa vie ? De croire en quelque chose ? De prendre ses désirs pour la réalité vaille que vaille ? Mais la vraie question est vraiment comment distinguer le vrai du faux, comment ne pas se tromper sans passer pour une nouille ? Notre instinct est donc si foireux à la base ? Celui qui a la réponse risque fort de se faire beaucoup de blé dans les années à venir.

Si on me demande pourquoi je n’ai fait d’article hier, je sais désormais pourquoi.

Ma vie n’est qu’un éternel 1er avril !

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