Sous le sunlight des tropiques

20 novembre 2013

Oui ça fait peur !

Oui ça fait peur !

Après avoir lu l’article de ma copine Emilie, j’ai commencé à réfléchir (moi aussi j’ai eu un choc quand je l’ai écrit mais je pense que vous vous en remettrez). Ainsi, parfois, on pense savoir, on se fie à ce que l’on est, ce que l’on pense alors qu’en fait nous nous mettons le doigt dans l’œil (et profond en plus). Or, sans s’en rendre compte nous sommes atteint de cécité (tu vois où je vais chercher mes titres pourris, Lecteur ? Imagine tout ce que je t’épargne dans ma tête).

En effet, quand on est la tête dans le guidon, on ne réalise pas certaines choses. Que ce soit notre propre comportement vis à vis d’autrui, les raisons réelles de ce comportement ou même nos envies les plus profondes. Par exemple, on a déjà vu des célibattantes en CDI longue durée, courant après le mariage et l’homme de leur vie, se remettre en question et comprendre qu’en fait elles fuyaient l’engagement. Si, c’est possible. Des fois on se trompe sans le faire exprès. On s’accroche à ce type qui s’en fout pour de mauvaises raisons (la peur de se sentir seule, le physique, ses talents de love machine hors du commun, son compte en banque, des problèmes de dépendance affective…) en hurlant notre amour incompris sur tout les toits alors que souvent, à bien y réfléchir, on n’y tient pas tant que ça à ce garçon qui ne nous apporte rien. Pourquoi s’abaisser à courir après quelqu’un qui nous utilise ou nous fuit, ce qui peut sembler incompréhensible quand on a une forte personnalité ? Et si finalement ça en disait long sur nous, tellement long que nous pouvons être la dernière personne à le réaliser ?

De nombreux magazines féminins le disent (ok, les psy aussi, c’est peut-être plus crédible comme source), s’enticher plus que de raison d’un mec déjà pris, fuyant, tabou…dénote souvent une peur de l’engagement, même quand on s’imagine tous les jours en robe blanche. A contrario, enchainer les mecs montre souvent une envie profonde de combler un vide et de trouver quelqu’un à soi, surtout si on se déclare la championne de l’indépendance. Et quand on se met avec quelqu’un qu’on n’aime pas ? La peur de la solitude ok, mais souvent un sacré compte à régler avec soi-même ! De même qu’on se croit parfois ouverte, sympa, drôle avec les gens que nous rencontrons alors qu’en fait, vu de l’extérieur, nous semblons mal à l’aise, agressive et franchement lourde (ajoutez « un peu dingo » à ça et vous aurez une belle mayonnaise ratée). On ne s’emballe pas, là je parle en général (je ne peux quand même pas avoir toutes les tares).

Mais dans ce cas, si on a peur de tout et son contraire et qu’on ne le voit même pas, comment on le sait ? Comment réaliser à quel moment nous sommes vraiment prêt à vivre quelque chose de beau, si la personne en face est la bonne au bon moment et non un pis aller ou un paravent psychologique et quand cesser de se prendre la tête avec soi-même et vivre, tout simplement ?

Bon, si j’avais la réponse hein (vous savez la suite)… Le fait est que je suis dans une phase (pas hyper évidente) d’interrogations. Où j’essaie de me poser les bonnes questions, sans me mentir ou m’illusionner sur moi-même, mettre mon âme à plat, pour au final avancer, m’améliorer et être enfin la personne que je rêve de devenir. De ne plus foncer tête baissée dans tout et n’importe quoi, me raccrochant aux branches, et vivre plus simplement les choses, notamment dans le domaine sentimental qui part parfois dans tous les sens tant je me sens perdue. Mais mon erreur est peut-être de compter sur les autres pour me trouver, d’autant que je suis la seule personne à me connaître à fond (foutues barrières). Réussir à détecter ses peurs, ses vraies envies (sans se baser sur un fantasme ou une banale partie de jambes en l’air) n’est pas évident voire douloureux. Mais c’est pire quand on s’éparpille, il est donc important de se mettre un peu au repos (psychologiquement) afin de réaliser ce et ceux qui comptent vraiment, ce qui nous est essentiel. Quelqu’un m’a dit en commentaire qu’il était inutile d’avoir peur des pensées et réactions d’autrui, car on n’en est jamais responsable. On n’y est pour rien si un mec s’en fout, ne rappelle pas, nous fuit après avoir manifesté un intérêt dingue (un jour je vous parlerai de cet être étrange qu’est l’allumeur, non ce n’est pas une légende urbaine) ou, pire, nous traite sans le moindre respect, sans la moindre estime. Notre responsabilité en revanche, c’est de comprendre pourquoi on est capable d’accepter ça et d’y donner un intérêt disproportionné. Pourquoi certaines histoires foireuses (et courues d’avance) nous transforment en drama queen alors que la moindre copine qui nous raconterait le quart de nos anti contes de fées modernes aurait au le droit à « Mais zappe ce con tu vaux mieux que ça ! ». Donc oui, je n’ai pas de réponse à donner, pour le moment je la cherche. Ce qui ne m’empêche pas de garder le cœur ouvert (j’ai un bon chirurgien), sans a priori, sans me poser trop de questions, gardant ma sincérité et mon envie de vivre de jolies choses, des fois que. On n’est pas à l’abri d’un malentendu avec soi après tout. Ou d’une belle rencontre (passée ou à venir, qui peut le dire ?)

En attendant, viens danser !

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