Souvenirs de Pasd’Bol

2 février 2015

marnieC’est la minute culturelle sur VMG ! Je sais que c’est rare mais ne vous évanouissez pas non plus. Je vous permets de dormir cela dit, j’ai failli le faire moi-même…

Quiconque me connaît un minimum sait mon amour profond pour Ghibli (et ne me dites pas « Ghibli c’est qui ? », un collègue s’en est déjà chargé quand j’ai annoncé mon intention d’aller à l’exposition du même nom…mes oreilles en saignent encore). Je n’ai pas ma pareille pour chanter « Tonari no Totoro » quand je m’ennuie. Totoro, c’est mon Chapi Chapo à moi !

Bref…

Quand le 20ème film des studios Ghibli est sorti mi-janvier, il fallait que je voie ça. C’est ainsi que, la semaine dernière, j’avais rendez-vous avec une amie aussi givrée que moi pour visionner sur grand écran Souvenirs de Marnie. Et je vous confirme que dans le registre souvenir, celui-ci restera dans les annales. Pas tellement à cause du film du reste…

Déjà, tout à commencé étrangement. J’étais à l’heure vous comprenez…Rien ne se passe jamais comme prévu quand cet événement exceptionnel se produit. Chose étonnante, j’arrive toujours à l’heure, voire en avance, pour le travail ; en revanche, je suis toujours en retard avec mes amis. Toujours. Peut-être que si mes amis me payaient pour me voir je serais toujours en avance, c’est une idée à creuser. Pasd’Bol en escort friend ? Qui n’en veut ?

Je me rends donc sur la seule borne qui marche afin de prendre mon billet. Ce qui est pénible avec les bornes tactiles c’est que je dois toujours cliquer 3 fois sur les touches pour que ça fonctionne. En général, ça m’énerve et je tape sur la machine avec la grande douceur qui me caractérise. Mais bon, ça marche et enfin, j’ai mon billet. Nous nous rendons donc à l’entrée mais là, surprise, je découvre sur mon ticket que Souvenirs de Marnie est devenue The Riot Club. J’ai un témoin, j’avais bien cliqué sur Souvenirs de Marnie, promis ! Je ne sais donc pas ce qui s’est passé dans les entrailles de la bête, mais clairement, c’est un dysfonctionnement karmique ! Ou un signe du destin, vu le film, je ne sais plus.

Retour à l’accueil pour faire changer le billet (et me rendre totalement ridicule) à côté d’une amie hilare qui prétend que ce genre de choses n’arrive qu’à moi. La bonne nouvelle c’est que, non, j’étais pas la seule. Une petite vieille complètement à la masse a eu le même souci. Depuis, je vois à quoi je vais ressembler dans 40 ans et ça m’a foutu les jetons. En tout cas, il y avait un nid de Pasd’Bol au ciné ce jour là. Moi et ma grand-mère spirituelle.

Après avoir amusé le type de l’UGC et toute la file d’attente avec ma petite histoire de machine maléfique, nous sommes enfin admises au saint des saints pour voir le dernier Ghibli. Enfin nous et une poignée de gamins de 3 ans. Pourquoi amener des enfants de cet âge au cinéma pour voir un film japonais sous-titré en français, c’est un mystère que seule une mère de famille pourra m’expliquer. De fait, les mouflets ont eu leur importance (surtout leurs cris) car c’est grâce à eux que mes yeux sont restés ouverts.

Alors, Souvenirs de Marnie, de quoi ça parle ?

Voici le spitch officiel :

Anna, jeune fille solitaire, vit en ville avec ses parents adoptifs. Un été, elle est envoyée dans un petit village au nord d’Hokkaïdo. Dans une vieille demeure inhabitée, au coeur des marais, elle va se lier d’amitié avec l’étrange Marnie…

Après visionnage, voici le mien  :

La découverte des premiers émois sexuels lesbiens de la jeune Anna, militante anti allocations familiales, avec le fantôme de sa grand-mère. Ou quand la vie commence mal, elle finit toujours mal.

Le film est beau, très beau. D’ailleurs, vu les commentaires sur Allociné, je suis passée à côté d’un chef d’œuvre. C’est poétique, fantasmagorique, émouvant…Moi, j’ai pas tout compris. C’est vrai, je suis de parti-pris, j’ai beaucoup de mal avec les héroïnes qui s’appellent Anna depuis Fifty Shades of Grey. Je confirme néanmoins qu’une œuvre dont l’héroïne s’appelle Anna est rarement bon signe (ce que j’ai déjà pu vérifier avec Anna Karénine). Il doit y avoir un truc avec ce prénom. Un truc qui fait que toutes les Anna de fiction (pas les vraies, hein) sont cruches, pénibles et bonnes à manger du foin (avec quelques torgnolles en prime). Cette Anna-là ne fait pas exception. Je n’ai toujours pas bien compris son mal-être, sa colère, ses envies profondes ou son désir d’inceste (si si, c’est latent « Viens dans ma chambre Marnie »). Mais rien qu’une bonne psychothérapie ne saurait résoudre (et que je préconise vivement). La schizophrénie n’est plus si grave de nos jours après tout.

Quant à Marnie, avec ses faux-airs de Candy (toutes les héroïnes blondes à bouclettes ont des vies de merde, toutes), elle m’a fait beaucoup de peine et j’ai regretté qu’elle ne soit pas morte bien plus tôt (ne serait-ce que pour m’épargner ce film).

Après, j’admets que mon amie et moi devons avoir les idées mal placées car, semble t-il, nous sommes les seules de la salle à avoir trouvé le film dérangeant et tordu. Car le film est beau, je le répète. Mais tordu. Et un peu bancal aussi (ok, c’était un film d’animation axé sur les fantômes mais quand même…il est devenu quoi le pognon ??)

Pour ceux que ça intéresse, voici le pitch de The Riot Club :

Le Riot Club est réservé à l’élite de la nation. Ce cercle très secret d’Oxford fait de la débauche et de l’excès son modèle depuis 3 siècles. Miles et Alistair, deux étudiants en première année, ne reculeront devant rien pour avoir l’honneur d’en faire partie…

J’ai peut-être raté un truc…

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