Staritude féline

16 avril 2013

la gloire c'est du boulot zzzOk, ok, je vous ai délaissés ces derniers jours. D’un autre côté, pour qu’il se passe des choses à raconter, il faut bien les vivre en vrai. Mais vous avez de la chance, je reviens avec un tas de trucs à dire !

Enfin, pour le coup, ce sont les chats qui auraient des choses à écrire mais comme ils sont toujours incapables de maîtriser un banal clavier AZERTY (ces nuls), c’est moi qui m’y colle. Je me doute bien que, dans le fond, la vie de mes monstres à poils (à l’instar des Monstroplantes, ils font super peur) vous passionne assez peu. Et pourtant, à eux la gloire (en ce qui me concerne, je peux toujours me brosser et vu que c’est le printemps il y a de quoi faire).

Samedi, en effet, j’ai vécu l’épopée de l’enfer dans le seul but de contribuer à embellir ce monde gris grâce aux photos de 3 de mes bestioles. Mais je vois que je commence par la fin donc je reprends.

Il y a quelques semaines, un casting était lancé. L’idée ? Retenir des photos de très beaux chats (logique que je me lance donc) pour un projet de livre. J’ai donc été moyennement étonnée que Nahla, Fantine et Winston fassent sensation (avec beaucoup de tristesse pour Brooklyn mais la vie est injuste, il est temps qu’il l’apprenne). Rendez-vous pris samedi dernier pour le shooting avant passeport pour la staritude.

J’étais parée, autant vous le dire. J’avais acheté une nouvelle cage pour l’occasion (pas assez grande, cela dit, pour m’en faire un donjon SM comme dans Fifty Shades of Grey), j’avais sorti le diable et pris des tendeurs neufs. Car oui, Lecteur, je te rappelle que je n’ai toujours pas le permis et que j’attends encore avant d’investir dans un hélicoptère avec chauffeur. Évidemment, il existe les taxis (ces voleurs), les amis ou même le télétransport (enfin, d’après Star Trek ça existe), mais fauchée et pressée, j’ai sorti ma carte magique : le Pass Navigo (si seulement on pouvait vraiment naviguer dessus, je l’aurais jeté dans la Seine histoire de surfer avec mes cages). J’y croyais, j’étais prête, ça me semblait jouable.

C’est fou comme on s’illusionne parfois soi-même…

Première étape, rentrer les trois chats dans deux cages. Bonne nouvelle, il semblerait que je vais garder l’usage de mon oeil gauche. Deuxième étape, fixer les cages (dont une géante) sur le diable. Vous saviez que ça faisait drôlement mal un tendeur quand ça vous sautait au visage (c’est plus agressif qu’un chat en colère) ? Mon nez a survécu. Troisième étape, prendre l’ascenseur. Là, je n’avais pas prévu le coup, ça ne rentrait pas et je me voyais mal descendre mes 5 étages sur l’escalier en pierre méga glissant. Quatrième étape, défaire mon œuvre précédente, tout caser dans l’ascenseur et enfin arriver à destination (en bas si vous suivez bien). Cinquième étape, recommencer.

On pourrait se dire qu’avec ces 5 étapes, j’avais fait le plus dur…En fait, je vous ai raconté la partie sympa !

Trois chats, c’est mignon, c’est vrai, mais c’est surtout…lourd ! A eux trois, j’ai calculé 13.7 kg sans les cages. Pour être honnête, c’est le genre de petit détail qui a son importance quand on a une côte monstrueuse à grimper pour rejoindre son bus… Un bras et un poumon mort plus loin, je suis enfin parvenue à mon moyen de locomotion préféré. Vroum vroum vers le studio photo…qui se trouvait au 1er étage sans ascenseur.

Je vous passe la curiosité des passants, des autres passagers du bus ou des touristes qui encombrent le trottoir parisien (il y a quand même quelqu’un qui expliquait à son pote que j’étais un monstre de trimballer ces pauvres chats dans une cage…la prochaine fois je les transporterai dans ma culotte, je le note).

Et cette séance photo ? Un vrai calvaire du pur bonheur. Quelle joie de chercher un chat qui se cache sous un canapé, tremblant de peur, de lui mettre un déguisement et de réussir à le faire poser ! A refaire ? Pas dit ! D’un autre côté, la célébrité nécessite beaucoup d’efforts, malheureusement c’était à moi de les fournir, les chats se contentant de boulotter les croquettes du minet précédent.

Remarquez, je me plains, je me plains, mais le retour fut pire. Il faut croire que j’ai un vrai problème avec les tendeurs, c’est vicieux ces choses-là. Tu marches et, hop, ça saute. Vous ne le croirez sans doute pas, mais un chat n’aime pas faire des tonneaux dans sa cage. Surtout quand c’est la troisième fois (moi, je comprends pas, ça semble marrant comme concept). C’est pour ça que, lorsque ça arrive en pleine rue devant le bus bondé qui ouvre sa porte, le chat trouve amusant de faire sauter la porte de sa cage pour se barrer à l’intérieur pendant que tu te débats avec la cage restante, le diable et les tendeurs en évitant de te faire écraser. Pour info, on médit des Parisiens, mais ils sont plus serviables qu’on ne le pense (la combinaison trentenaire mâle célibataire et fille désespérée à gros seins doit y être pour quelque chose).

J’en viens à la seule chose qui vous intéresse : le livre sortira en septembre ! Il faudra en profiter car je n’ai pas l’intention de renouveler l’expérience sauf si on m’envoie une limousine avec chauffeur (la staritude, je vous dis). Ma seule crainte est que mes chats ne prennent la grosse tête et n’augmentent le nombre de leurs exigences.

Pasd’Bol ex future reine du monde, assistante personnelle féline méconnue !

Rendez-vous sur Hellocoton !