Sur l’écran noir de mes nuits blanches

10 mars 2011

lune.jpgLe médecin m’avait prévenue, la ménopause artificielle doit mettre un mois à agir sur mes douleurs et les effets secondaires, s’il y en a, sont censés apparaître au bout de 15 jours.

 

Verdict au bout de 4 jours ? J’ai toujours mal, gobe des kilos de morphine, mais désormais je dégage autant de chaleur qu’une centrale nucléaire et j’ai oublié comment dormir ! J’exagère ? Même pas

 

Depuis hier, j’ai découvert le double effet Kiss Cool des bouffées de chaleur : tu crèves de chaud n’importe où même dans la rue en plein hiver, et juste après tu meurs de froid même à côté du radiateur ! Mais ça encore, ce n’est pas un problème. Après tout, je  ne bosse pas, je n’ai qu’à me mettre à l’aise ou me couvrir à volonté. D’ailleurs, je suis nue au moment où j’écris (deux raisons à cet aveu inapproprié : 1- ne pas être la seule à avoir des bouffées de chaleur ; 2- booster l’audience de mon blog). Non le vrai problème est ailleurs. Ô toi je crie ton nom (pas trop fort, j’ai mal au crâne), INSOMNIE. Le vilain mot est lâché. Bon, en fait je le trouve très beau ce nom (ça ferait un super prénom pour mes enfants ou mon prochain chat), mais son effet je ne l’aime pas du tout ! Je sais, personne n’aime insomniaque, mais c’est mon blog donc je me plains si je veux.

 

Cette nuit nuit, j’ai eu la chance de voir le temps défiler sous mes yeux pendant que M.Pasd’Bol dormait du sommeil du juste (ce qui équivaut à une double frustration, croyez-m’en !)

Après avoir essayé de me retourner dans tous les sens, de me découvrir à vouloir m’en retirer la peau puis à me rouler dans la couette afin de réchauffer mes petons gelés, je suis allée au salon bosser un peu le blog que voilà. Enfin j’ai réfléchi à différents brouillons, thèmes, jeux de mots pertinents et autres développements rédactionnels. Tant qu’à pas dormir, autant rentabiliser son temps et faire dans l’utile !

 

Par la suite, j’ai eu tout le temps de gratouiller les chats, espérant quelques ronrons magiques. Non, je n’abuse pas de stupéfiants, mes chats – en particuler Brooklyn – ont la particularité d’avoir un ronronnement très apaisant quand ils se blotissent contre vous, ce qui pousse au sommeil même les plus réfractaires. Est-ce que ce coup-ci ça a marché ? « HA HA » vous répondrais-je !

Endométriose : 1 / Pasd’Bol : 0.

 

J’ai ensuite essayé de dormir sur le canapé (un peu trop petit même quand on fait moins d’1m60), en me disant que là au moins je ne risquerais pas d’avoir trop chaud. Effectivement…j’ai eu trop froid !

 

Du coup, me voyant réveillée à 3h30, Winston est venu me rejoindre pour réclamer sa gamelle à sa façon : il a balancé tout ce qu’il y avait sur la table, à commencer par les télécommandes et ma DS, afin de me faire comprendre qu’il n’était pas content et que sa vengeance serait terrible si je ne me bougeais pas plus vite les miches. Oui, il est comme ça mon chat, sublime, fier, intelligent, aristocrate, calme, mais aussi autoritaire et menaçant quand vient la faim. Ni une, ni deux, je me suis battue avec lui (l’est costaud le bestiau) afin de l’enfermer dans sa caisse de transport. Là, je me recouche près de mon homme, ferme les yeux très fort et j’attends…j’attends…J’ATTENDS ! Vlop, Vlop, Gratte, Gratte, Pof, Pof, Cling, Clang. Mais que se passe-t-il ? Brooklyn essaie de délivrer Winston…super, je dois aussi me battre avec lui !

 

Vers 4h, enfin, je sombre…jusqu’à 6h, heure à laquelle M.Pasd’Bol se lève pour aller bosser. J’ai fini par me rendormir vers 7h, jusqu’à 8h50 car Winston voulait faire un tour sur le balcon.

 

Moralité de cette histoire à dormir debout ? C’est vraiment difficile d’être vieux quand on est jeune !

 

D’ailleurs, à ce propos et pour finir sur une note festive, je tiens particulièrement à rendre hommage à notre plus grand poète national, que dis-je ? cet artiste visionnaire, ce prodige, le bien nommé Jordy – bon ok, il a un prénom aussi charmant à porter que Playmobil ou Champignon – en reprenant sa chanson phare.

 

C’est dur dur d’être une mémé
Oh là là gaga, c’est dur dur d’être une mémé
Dur dur d’être une mémé
Dur dur d’être une mémé.

 

J’m’appelle DarkGally,

33 ans,

Je suis jolie,

Dur dur d’être une mémé,

Dur dur d’être une mémé.

 

Chaud par-ci, froid par là,

J’veux faire-ci, j’peux plus ça,

Os pourris et mal là,

T’auras plus sommeil ! 

 

Dur dur d’être une mémé,

Dur dur d’être une mémé.

 

Maintenant que j’ai la satisfaction d’avoir pourri votre journée en vous mettant cet air incidieux dans la tête, je vais me faire une petite verveine en attenant Derrick !

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