Sur un air de Beethoven

18 juin 2013

BeethovenBeethoven est mon compositeur préféré (en particulier sa 7ème symphonie et le deuxième mouvement allegretto). Je sais, cela peut surprendre, mais sa musique me touche tout particulièrement, crée une résonance depuis que je vis les sons plus que je ne les écoute. En numéro 2 il y a Satie, évidemment, puis Chopin, mais Beethoven me parle à l’âme. Et comme je n’ai pas grand chose à raconter ce soir, soudainement, en écoutant Ludwig, j’ai simplement envie d’écrire, sans humour, sans anecdote, sans fard.

Car écrire est parfois comme une libération, une façon de dire les choses qu’on n’ose pas, une facilité évidente sauf pour soi. Car il y a tout ce que je ne dis pas. La force ou la faiblesse n’ont pas grande importance si l’on garde tout en soi par peur de blesser ou de l’être en retour. Toute vérité n’est pas bonne à dire et encore moins à entendre. La vie n’est qu’un jeu, parfois on gagne, souvent on perd et l’on se perd bien davantage, surtout quand les non dits entrent dans la danse. On se fait mal, seul, à deux, à plus, on est confus, désemparé et l’on peut devenir son pire ennemi à défaut de celui des autres, bien plus si l’on est naïf et candide.

Il y a aussi ces choses que je ne fais pas, qui sonnent comme des regrets plus que les choses faites. Où rien n’a d’importance car seul l’inachevé reste ainsi que l’incompréhension. Et pourtant le ressenti existe, comme un membre fantôme. La colère, la tristesse, la peur, la faiblesse, rien ne compte sauf l’émotion et ce que l’on sent, au fond.

Des choses à expliquer, à dire, à vivre, mais au final juste des écrits un peu incohérents, impudiques, aussi, qui ne vont pas jusqu’au bout, qui n’osent pas comme dans la vie, qui n’ont de sens que pour soi. Des écrits ouverts à tous les regards et à aucun à la fois, qui ont envie d’exister, mais exister où, vers qui ? Vers un but non atteint car non visé, non tenté directement. Des mots qui se perdent dans le virtuel comme une bouteille à la mer, pour débuter un dialogue qu’on est seul à vouloir avec quiconque l’ignorant encore, car oser aborder les choses en face est un vain pari quand on a peur et qu’on comprend l’autre en face, même, et surtout, sans l’avoir sous les yeux. On peut se tromper, prendre sur soi, se faire mal, se heurter et même se mentir, surtout quand on ne dit rien, mais on peut également avancer, se battre, sublimer sa vie, rêver, les mots sont souvent une clé ouverte sur l’âme. Ils ne donnent le meilleur que lorsqu’on sait les entendre, qu’on en est enfin capable, comme une sonate de Beethoven.

 L’erreur est humaine, le pardon est divin, mais se pardonner soi-même et se réparer sans se détruire semble parfois insurmontable, notamment quand on se sent seul et perdu, et qu’on ne cherche pas à entendre ce que d’autres n’osent pas dire. Sauf quand tout est faux, mais bien des vérités se cachent dans des mensonges quand on est la première personne à qui l’on ment, à qui on en veut.

Lecteur, je te rassure (car j’en ai fini avec mes élucubrations bizarres), je ne suis pas en mode totale dépression, je ne change pas la tonalité du blog, je ne cherche pas à faire passer un message (remarquez, sait-on jamais avec moi, mais irais-je le clamer haut et fort ?). D’ailleurs, dès que je trouverai un moment, je tiendrais ma promesse et raconterai mes expériences hilarantes via AUM.

Pour le moment, je me concentre sur Beethoven et sa musique…

…et écrire des mots sans sens qui ne vont nulle part. Ou peut-être, qui sait ?

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