T’es lesbienne, t’es vierge !

médecinIl y a encore quelques années, je pensais que les médecins étaient « ceux qui savent ». Qu’ils avaient une sorte de science absolue et indiscutable, du moins sur des trucs aussi basiques que le corps humain et les maladies courantes. Puis, j’ai quand même fini par réaliser que c’étaient aussi des humains lambdas qui parfois (et j’insiste sur le parfois) cachaient leur ignorance par un manque flagrant de tact ou d’empathie. Manque qui forcément se retourne contre le patient en question. Après tout, personne ne se rend chez le toubib histoire de passer le temps, plutôt parce qu’il y a une vraie demande derrière. Evidemment, la majorité ne sont pas comme ça, j’aime à penser que, pour la plupart, ils sont correctement informés et humains.

Me concernant (et ça ne sera même pas l’objet de l’article mais j’aime tellement raconter ma vie), il m’est arrivé deux fois de pleurer en sortant de chez un médecin (et une autre fois où je suis tombée dans les pommes après mon passage chez mon ex gynéco). Bizarrement, ce n’était pas en apprenant mon endo ou quand ma gynéco me soutenait que mes douleurs atroces étaient dans ma tête… Je me souviens de la première fois, c’était lors de ma première gastro, tellement violente que 15 jours plus tard elle était encore là. Visite au docteur du coin, qui s’avère absent. Pas grave, je vois le remplaçant que je ne connais pas et à qui j’explique le problème en toute confiance, même si un peu embarrassée (j’ai un peu de mal à parler des fonctions corporelles). Première surprise, il me cloue au pilori, m’expliquant que je suis sans doute responsable et que, probablement j’use de laxatifs pour maigrir (en pleine gastro, c’est sûr que c’est mon premier réflexe). Ne jugeant pas mes réponses satisfaisantes (« Je suis malade et ça commence à me faire sacrément mal »), il décide de m’imposer un toucher rectal, comme ça, tout de go. Sauf que je refuse, je lui explique que je ne veux pas qu’il me touche, que mon seul problème est une gastro qui ne part pas…et là je m’enfonce dans mon siège comme une biche apeurée, la voix tremblotante et les yeux humides. Plutôt que de se dire qu’il allait probablement trop loin, il s’est contenté de me traiter de menteuse et m’a clairement demandé si je me droguais. Il en était convaincu et m’a fait passer un véritable interrogatoire. J’ai très vite mis fin à ce calvaire, suis partie en larmes et je me suis plainte à mon médecin habituel (il y a eu des sanctions). Ça, c’est pour la première fois. La deuxième fut lors d’une vulgaire angine, dans une autre ville. Pareil, ce n’était pas mon médecin habituel (notez qu’ils sont tous absents quand je suis malade), il semblait capable de soigner un truc aussi simple. J’évoque mon endo pour ses dossiers, il commence par me dire que l’endométriose est probablement due à une allergie aux chats. Euh…comment dire. Puis il s’est focalisé sur mes seins qu’il trouve anormalement gros (je commence à avoir l’habitude, j’ai bien eu un diététicien qui a voulu les soupeser par curiosité). Je lui réponds donc que je n’ai pas choisi de faire une hypertrophie mammaire. Quand il me demande ce que j’entends par là, j’ai tiqué. Hypertrophie mammaire : trop de glande mammaire, point. Sa réponse m’a scotchée vu qu’il m’a expliqué que si j’avais des seins trop gros, c’est que j’étais trop grosse, que mes seins n’étaient que de la graisse, que la glande mammaire pour toutes les femmes étaient de la taille d’une petit pois et que ça ne changeait jamais. Au temps pour moi, les deux chirurgiens esthétiques que j’ai consulté et les mammographies passées… J’ai eu beau répliquer qu’ils faisaient la même taille à 49kg, sa réponse n’a pas varié. C’est de la graisse, c’est tout, suffit de maigrir plus (30kg ?) ou de faire aspirer (sic). En plus de me parler comme à la dernière des connes (ben oui, je ne suis pas médecin moi), il m’a dit que je fantasmais à l’idée d’une grosse glande mammaire (mes fantasmes, en général, concernent effectivement de gros objets mais rarement ça), et que je devais avoir des problèmes psy assez sérieux. Pareil, je suis partie vite fait et franchement mal (mais au moins j’avais un truc pour mon angine).

A la suite d’un article que j’ai écrit il y a peu sur la prévention contre le SIDA, certains commentaires m’ont fait réaliser qu’il y avait pire, bien pire. Car si certains médecins voient le moyen de se sentir tout puissant face à des nanas (et se permettent une certaine brutalité psychologique consciente ou non), la situation peut devenir dramatique quand on est femme et gay. Au point que de nombreuses lesbiennes n’osent plus aller chez un gynéco. Est-ce parce qu’on est lesbienne qu’on a un corps différent et un super pouvoir contre toutes les maladies de la terre ? Je suis personnellement sceptique… Après ce sujet, ma copine Morgan m’a envoyé un lien vers un article édifiant que je partage ici. Une femme, gay, va chez une gynéco de 30 ans laquelle apprenant son homosexualité la déclare vierge. Comme ça, sans même se renseigner davantage. Ben oui quoi, si tu fais pas zizi panpan, forcément tu couches pas. Que ce genre de réflexion vienne de Tata Gertrude du fin fond de la Creuse, passe encore. Mais d’un médecin qui s’est tapé 10 ans d’études, ça fait mal. Très mal car souvent c’est la patiente qui se sent stupide, pas écoutée voire exclue, alors qu’elle vient pour la même raison que tout le monde : se faire soigner.

Je n’ai pas eu à chercher bien loin pour trouver d’autres exemples (Google, my friend), dont celui de ce gynéco qui parle du « statut à la con » de la compagne se sa patiente, qui lui parle de se « faire prendre 6 fois par jour par un Africain » et lui donne son opinion sur le mariage gay et le puissant lobby des lesbiennes (à ranger dans la catégorie Franc-Maçons ?). Quand on va chez le médecin, on n’a pas à entendre ce genre de préjugés ou se faire traiter comme un humain bas de gamme. On est en droit d’attendre écoute, compréhension et traitement. Saviez-vous que certaines lesbiennes n’avaient pas de frottis, justement parce qu’elles « n’ont pas de vrais rapports sexuels ? ». Sérieusement, qui peut encore de nos jours se dire qu’on a zéro risque d’avoir un cancer de l’utérus parce qu’on est lesbienne ? Aberrant non ? C’est malheureusement une réalité pour certaines qu’on n’hésite pas à juger du fait de leur sexualité (qui n’appartient pourtant qu’à elles). Après, la question n’est pas pour ou contre le mariage pour tous, ou même que pensez-vous de l’homosexualité. Mais ce qu’on attend d’un médecin c’est quand même de soigner tout le monde à la même enseigne, avec un minimum de respect et de garder son opinion pour lui. Quant au manque de formation de certains, il n’est pas si compliqué de se renseigner ou de poser des questions en restant courtois.

Je ne suis pas gay (ce dont on se fout parce que, quand bien même ?) et je ne prétends donc pas savoir ce que ressentent certaines lesbiennes quand elles sont confrontées à ce genre de comportement. Mais je suis choquée que ça puisse exister car nous sommes tous et toutes pareils chez le médecin : vulnérables. Et la personne qui fait autorité ne devrait pas pouvoir se permettre de traiter un patient comme un humain en carton dès qu’il connaît son orientation sexuelle (ou dès qu’il ouvre la bouche en fait). Donc j’en parle, parce que je n’ai pas tellement l’impression que ce problème soit abordé (la preuve, je n’étais pas courant avant cette discussion).

Conclusion, il ne faut pas remettre en question l’intégralité du corps médical, mais ne jamais hésiter à aller voir ailleurs dès qu’on se sent mal à l’aise ou blessé par son praticien.

J’en profite également pour vous passer le dernier clip diffusé par le Sidaction. En effet, pour les 20 du Sidaction 120 artistes, animateurs, et célébrités français se sont associés bénévolement pour sortir un double album chez Warner, Kiss & Love, dont l’intégralité des bénéfices seront reversés à l’association.

Qu’on soit gay ou pas ou qu’on ait un bon médecin ou non, rien n’empêche de continuer à se protéger.

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  1. J’ai l’impression de lire mes mésaventures chez le médecin ! En tête de liste, le médecin traitant de mon enfance, que j’ai eu pendant des années. Je lui faisais confiance, car c’était lui qui avait compris que mes soucis de santé venaient d’une dyskinésie ciliaire et non d’une mucovocidose et qui m’a permis de recevoir un traitement adapté. Sauf qu’il est devenu de plus en plus proche de son fric et en est même venu à nier les effets de la maladie qu’il avait lui-même diagnostiquée, en m’insultant de parasite de la société ! C’est d’ailleurs lui qui m’a soutenu que les douleurs pendant mes règles étaient uniquement dans ma tête, dues à « mon stress ». Son confrère suivant m’a soutenu la même chose… pendant des années je n’ai pas osé mettre les pieds chez un gynécologue car j’avais trop peur de me faire encore envoyer chier.
    Résultat, près de 14 ans après mes premières règles, je vois écrit « suspicion d’endométriose » sur le résultat de mon dernier examen gynécologique.
    Trouver des praticiens à l’écoute, compréhensifs, qui n’ont pas la tête pleine d’idées reçues… c’est vraiment difficile. Je n’ai pas trouvé niveau médecin traitant, et je commence tout juste à avoir une pneumologue à l’écoute… qui n’insinue pas que je fais semblant de souffrir pour toucher l’AAH.

    • C’est très difficile de trouver un médecin à notre écoute, qui cherche vraiment à comprendre et nous aider. A croire qu’il faut rentrer dans la case « 15mn et un doliprane »

      • C’est fou ça, je souffre d’une maladie génétique (Syndrome Ehlers Danlos). On développe souvent dans cette maladie une sorte d’immunité aux anti-douleurs. Ca ne soulage pas plus qu’un bonbon. Et pourtant, à chaque fois, j’y ai le droit à « prenez un doliprane ». Luxations : doliprane, rupture de l’estomac : doliprane … Et quand je refuse, les infirmiers, médecins … répondent invariablement : « si vous préférez souffrir ». Si un doliprane me soulageait, j’en prendrais en perf duc** !

        Ou alors y’a le : mais vous avez mal là ? Quand on a l’habitude de souffrir au quotidien, on a l’habitude de le cacher aussi.

        • C’est clair que le Doliprane n’est pas la panacée. On m’en filait au début de mon endométriose, je vidais la boite en vain avant de réaliser que je risquais l’overdose. Heureusement que mon hôpital m’a aiguillée vers un centre de traitement contre la douleur…
          Comme tu dis, souvent ils ne réalisent même pas la souffrance du patient.

  2. dommage que ce ne soit pas une blague, elle aurait été hilarante

    à ne prendre guère plus que des matheux en médecine, voilà ce que l’on trouve et trouvera comme médecins ; psychologie, empathie, respect d’autrui,… pas question de faire une place à ses matières par trop littéraires !
    cela me rappelle quand ma mère a été furieuse que je me sois débrouillée pour passer un bac philo sans qu’elle le sache ; pourquoi ? parce que la philo, c’est une matière qui fait penser (tiens !!) et rend révolté (ah ah, les préjugés et a priori !!)
    et bien, penser au lieu d’être une machine, être révolté face à un système qui uniformise tout un chacun, c’est la base quand on est médecin ; le diagnostic sans écoute et sans la connaissance du patient, c’est la porte ouverte à l’erreur médicale

    quand je suis dans une salle d’attente, je suis guérie ! pas envie de déballer son truc à un médecin qui te prends pour une hypocondriaque alors même que tu lui rappelles que tu ne le vois que pour ce qui est grave (ben oui, son pc lui raconte bien que c’était il y a 3 ans la dernière fois)
    les seuls qui est un coeur préfèrent le milieu hospitalier ; c’est bien dommage, parce que l’hôpital n’est pas fait pour les pathologies ordinaires, mais changer de crèmerie me tante parfois !

    • J’avoe avoir toujours été touchée par l’humanité de mes infirmières. Heureusement j’ai aussi eu la chance d’avoir de bons médecins qui ont rapidement détecté mon endo. Heureusement que ça existe !

  3. Je fais partie de ces lesbiennes…. tombée sur une gynéco insolente qui te dit clairement qu’elle ne comprend pas comment je pouvais être sûre d’être homo sans avoir jamais fait zizi-panpan avec un mec, et que vu mon âge j’allais forcément changé d’avis (j’avais 19ans). WTF ?
    La nana était tellement à fond dans sa discussion qu’elle m’a démonté : utilisation d’appareils qui ne me convenaient pas, aucune écoute. Elle a réussi à m’irriter l’intérieur, tant et si bien que j’ai été voir un médecin généraliste après qui m’a prescrit des « ovules » pour éviter l’infection…
    Elle m’a dit que j’étais une chochotte et que si j’avais eu des relations sexuelles « normales », ça ne me ferait absolument pas mal. Elle m’a dit que dans ces conditions là (=pas de « vrais » rapports avec des mecs), je ferais mieux de ne jamais avoir d’enfants… accoucher quand on est vierge est impossible.
    Au départ, j’y ai été pour un simple contrôle comme toutes les femmes sont censées faire mais qui selon elle n’était pas nécessaire vu que je n’avais pas de « vrais » rapports vu que je suis homo. A l’écouter, je n’ai aucun risque de choper de MST, de problème de mycose… puisqu’à priori être lesbienne ne veut pas dire être femme.
    Tiens, elle m’a aussi dit que la contraception était complètement inutile vu mon « cas » : ah, et les cycles irréguliers, les problèmes d’acné ?… Mais non, je suis homo, donc pas besoin voyons. Bref, je suis lesbienne, j’ai juste eu le droit de fermer ma gueule.

    Bref. C’était il y 11ans. Je n’ai jamais remis les pieds chez un gynéco par peur… J’ai vécu cela comme une insulte, comme une véritable humiliation (la position gynéco à poil n’aide clairement pas!), et la tête pleine de peurs et d’interrogations (mince, je vais jamais pouvoir avoir d’enfants?).

    Je sais que d’ici 1 ou 2 ans, je vais me lancer dans les « démarches » pour avoir un enfant et à ce jour, ma plus grosse angoisse c’est le suivi médical : tomber sur des gynécos (et tous les autres médecins qui suivent les grossesses) qui jugent mon projet de parentalité, qui nous fasse des réflexions de merde sans compter que très souvent quand ils n’approuvent pas, le suivi médical est pourri.
    D’ailleurs, je sais d’entrée de jeu que je vais me faire engueuler parce que je n’ai jamais eu de suivi et que mon dernier RDV est clairement trop lointain… Ouais, sauf que voilà.
    Heureusement qu’on est en 2014 …

    • Déjà un grand merci pour ton témoignage. Je comprends qu’avec une telle expérience tu aies décidé de renoncer et que tu appréhendes ta prochaine visite. Y a t-il des associations qui pourraient te fournir une liste de médecins « gay friendly » ou du moins efficaces et compréhensifs qui pourraient prendre soin de toi sans te juger ?
      Comme tu dis, nous sommes en 2014, les mentalités sont censées être plus évoluées…

  4. je suis assez sidéree de voir
    que les c…de medecins existent et dirais-je que cela me ‘console’ car j’en ai vu un paquet de gros c…concernant le DISTILBENE …………….je ne parle meme pas des gynecos tout aussi minables pour ne pas dire pires …………et qui flinguent l’autre alors qu’elles ne connaissent rien du DISTILBENE ………et qu’elles feraient bien de se renseigner ………………

    • Il est vrai que depuis les années 80 on ne parle plus de ce problème et c’est très regrettable car le médicament continue ses ravages sur toutes les générations suivantes.

  5. tu as eu de la chance si le medecin que tu as vu a été inquiété et qu’il y a eu des sanctions ! .j’ai vu une fois un podologue qui m’a dit qu’il fallait me faire un toucher rectal pour mon pb de dos et je crois que je n’ai pas été la seule à me faire avoir …il n’a JAMAIS été inquiété mon medecin visiblement n’a pas du trouver ça problèmatique …………. quand le corps medical se protège …………….

    et que dirais-je en ce qui concerne le DISTILBENE quand tu entends des conneries monumentales de medecins ET gynecos qui sont censés connaitre les malformations genitales qu’ont declenché ce medicament poison …………et qui te balancent en pleine tronche que si tu n’as pas de vagin c’est tout à fait logique que ta vie sexuelle/intime soit nulle car tu ne peux rien faire ??…..
    ça serait bien ou qu’elles se renseignent …ou qu’elles imaginent leur vie un peu plus pimentée car je pense que la leur doit etre super fade ou routinière ou inexistante dirais-je ……….pour etre aussi ramolli du cerveau …………………..

    • Disons que je n’étais pas la seule à me plaindre, ça aide.
      Oui il y a vraiment un problème de formations sur les gynécos et c’est le plus triste car ils ne sont plus capables d’aider les patients aux cas particuliers.

  6. en effet ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de vagin qu’on est frigide, transexuelle, impuissante, et qu’on ne ressent pas le plaisir ou qu’on a jamais connu d’orgasmes …
    faudrait dire à ces incompetents …………que les personnes qui ‘ont tout’ sont parfois frigides, impuissantes, ne connaissent pas le plaisir ou n’ont jamais eu d’orgasmes moi j’en connais et pourtant elles ont ‘tous les organes’ …………..
    la connerie humaine n’a pas de limite et la delicatesse ? ils ont jamais entendu parler de ce mot qui parle d’un etre humain à un etre humain ……………
    et ne leur en deplaise .. :)) l’orgasme et le plaisir n’ont pas besoin d’un vagin !!
    alors tu sais qu’on pense qu’une lesbienne ne peut pas avoir de plaisir ou de vie feminine ou intime ça rejoint tous ceux qui sont etriqués dans leur petite tete mal faite ..et qui n’ont toujours pas compris qu’on peut etre ‘né différent’ mais etre tout à fait pareil que les autres !!…

  7. y a du boulot pour que le corps medical soit intelligent dans sa façon de penser, d’etre et d’exister !!!
    moi je me dis que ces gens là doivent avoir une vie sexuelle/intime vraiment pauvre et qu’on doit vachement s’emmerder avec eux pour qu’ils soient aussi ‘dans des cases’ des que l’autre a le malheur d’etre ‘différent’ car rappelons au passage que le DISTILBENE est une erreur medicale et que quelque part c’est DE LEUR RESPONSABILITE et surement pas !!! de la victime qui l’est doublement quand elle entend de pareilles conneries !! de ceux qui sont censés etre à l’écoute et ce n’est vraiment pas le cas je le confirme !!!!!!!!!!

    tout ce qui est différent fait toujours autant peur c’est tellement triste et encore plus de la part de personnes qui ont fait 7 ans d’etude ou + et qui feraient bien de retourner sur les bancs de l’école …………..

    ps je n’ose imaginer si un de leur proche était touchée par le DISTILBENE …quoi qu’ils seraient peut-etre un peu moins c……………… :))

  8. *Grondement frémissant qui se force au calme* Agir comme un(e) ahuri(e) est la chose la plus répandue au monde, et ce, dans l’ensemble des corps de métiers. On le devient en oubliant simplement qu’on est faillible, et qu’on peut agir comme un(e) imbécile sans en être un(e). (On me l’a rappelé avec tact pas plus tard que la semaine dernière, j’ai ma part dans le truc, et je revendique mon statut d’ahuri partiel à temps plein… 😛 )
    C’est pas juste de faire de la discrimination en suggérant qu’être bac+8 mets à l’abri, tu as bien raison de soulever ce point hautement sensible. Une personne agissant comme un(e) con(ne) est et reste une personne agissant comme un(e) con(ne).
    Quelque soit le niveau d’étude ou de savoir.
    Le seul problème, IMO, c’est que plus tu as un niveau d’études élevés, moins tu deviens excusable, car plus tu étends ton champs de connaissances.
    Les personnes n’ayant pas les mêmes orientations sexuelles que les miennes (je suis désespérément hétéro, dixit un ancien pote gay) sont mes égaux exacts, jusqu’à démonstration absolue et empirique du contraire. Point barre.
    Pour le second toubib, je te la fais courte: c’était pas toi qui avait un gros problème, mais lui qui n’avait pas dû s’envoyer en l’air depuis quelques siècles. Certains mecs ont tendance à avoir le neurone qui grille quand ils voient la poitrine d’une nana.
    Cela dit, je suis pas psy.
    Ah, ta surprise avance. J’ai eu pas mal à faire cet été, je n’ai pas pu partir. :)
    J’file, j’ai à faire. :)

    • Cool !
      Je t’avoue ne pas chercher de raisons à l’attitude de certains médecins, car je me fiche qu’ils aient de la frustration, des failles ou des problèmes psy. Je leur demande d’être aimable, compétent et respectueux, s’ils ne le sont pas, je pars, ne reviens plus et leur fais la pire pub possible.

  9. Merci pour ton article et ton témoignage, ainsi que les liens de ton article !
    Je ne diabolise pas tous les médecins, mais je trouve que nos chers praticiens occidentaux sont de plus en plus à côté de la plaque… J’ai vraiment du mal à aller consulter maintenant.
    Entre les généralistes qui ne sont pas capables de faire autre chose que suivre bêtement ton diagnostic sans poser plus de questions pour voir plus loin et qui te font revenir 1, 2 voir 3 fois parce que finalement bah t’es toujours pas mieux. J’ai eu le cas d’une violente crise de stress il y a quelques années, sur plus d’un mois j’avais le corps recouvert de plaques. Je suis passée par la galle, des allergies et finalement j’ai eu des comprimés allergiques avec dose d’antidépresseurs dedans. Finalement mon stress est redescendu et j’ai tout perdu. Pas une fois ils n’ont prescrit des examens plus poussés. Dernièrement j’ai aussi eu des soucis de carence en fer du à un gros souci de santé un mois avant, j’ai du allé 3 fois chez le médecin avant qu’il me prescrive une prise de sang et du fer…
    Les gynéco me font peur. J’ai envie de disposer de mon corps, pouvoir dire non, ne pas avoir droit à des préjugés, ou tomber sur quelqu’un qui est à côté de la plaque… Je suis suffisamment renseignée sur pas mal de choses concernant mon corps pour pouvoir envoyer chier un gynéco, mais c’est difficile d’avoir perdu la confiance. Quand j’entends ma tante, de 44ans, dire que sa gynéco est « très bien, mais bon elle veut pas me poser de stérilet parce que j’ai jamais eu d’enfants » j’ai envie d’hurler !! Ou encore quand j’apprends que ma « belle soeur » (la copine du frère de mon chéri) a été limite insultée lorsqu’elle est tombée enceinte et que son gynéco a été infect avec elle parce qu’elle ne voulait pas garder…
    Je me tourne vers les médecines douces, j’ai une hygiène de vie et un mental bien plus équilibrés et j’ai moins de soucis de santé. L’acuponcture est ma réponse à beaucoup de maux. Après il y a des moments ou on ne peut pas faire autrement, et c’est vraiment une mauvaise blague comme dit Mag.
    Du coup, je sais que prochainement je vais devoir aller régulièrement chez des spécialistes et généralistes, bah je peux te dire que je vais passer des coups de fils pour bien me renseigner et que si y’en a un, je le sens pas, c’est bye bye et je change de crèmerie. Mon corps, ma santé, mon choix :)

    • Tout comme toi je prends soin de moi, mais du fait de ma maladie je suis amenée à consulter souvent. Heureusement, ce sont des spécialistes formés et ce sont les mêmes depuis 3 ans, du coup j’ai confiance. Mais j’angoisse à chaque fois que je dois trouver un généraliste ou un gynéco. Dans ces cas, je marche au bouche à oreille. Mais oui, on quand on ne le sent pas, on change, sa santé est une chose précieuse.

  10. « Bonjour madame, est-ce que je pourrais soupeser tes nichons ? C’est pas pour tripoter, c’est pour la Science ! »

    ’faudra que j’essaie ça, un jour.

  11. Je suis carrément scotchée par ce que je viens de lire ! Comment on peut être aussi catégorique et imbu de soi-même ? Comment peut-on être aussi insensible aux autres et se déclarer médecin, j’hallucine !!! Merci pour ton article, je nous souhaite à toutes et tous de rencontrer le moins possible ce genre de médecins. Dois-ton se souhaiter bonne chance avant d’aller chez le médecin ?

    • Je n’espère pas :) Mais c’est vrai que parfois on se dit que c’est comme la loterie et on souhaite tomber sur le bon numéro.
      Honnêtement, je n’ai rencontré que peu de mauvais médecins, mais quand c’est le cas on se sent vraiment mal. Et je n’imagine même pas quand on est en butte à une quelconque discrimination…

  12. Je bosse comme secrétaire dans un service de gyn-obs et je suis très contente de travailler avec des médecins, hommes et femmes de tous âges, qui sont ouverts sur ce genre de sujet et sans aucun jugement si blague foireuse. Le respect de chacun, ça ne coûte pourtant pas cher…

    • Tu as raison, le respect devrait être la base. Et tu as la chance d’être entourée de bon médecins. J’imagine la satisfaction des patients ! Hélas ce n’est pas la même partout :/

  13. c’est clair, déjà sans etre lesbienne j’ai du trouver le bon médecin, me sentir à l’aise… alors si en plus on a à faire face à des préjugés… bref, tous égaux c’est clair!

  14. Ohlala ! Des exemples comme ça j’en ai à la pelle ! Et c’est encore pire quand tu es dans une véritable souffrance, physique ou morale et que tu as besoin plus que tout d’écoute et de conseils objectifs, pas de jugements moraux !!
    Pour ne citer qu’un exemple, je me suis luxé l’articulation de la mâchoire à force de serrer les dents dans mon sommeil (bravo). je pouvait parler, elle n’était pas complètement bloquée mais je ne pouvais rien manger d’autre que de la soupe ! Une fourchette de purée était une véritable torture rien qu’à avaler ! Mais comme je pouvais bouger l’avant de la bouche de qques mm et donc parler normalement, personne ne m’a crue !!!
    Au boulot j’ai subi les réflexions sur le thème  » arrête ton cinéma », le stomato m’a dit « arrêtez de manger du pain de mie » (WTF) et la spécialiste de la clinique de la mâchoire m’a dit « nan mais vous avez pas vraiment mal, là… » sans même daigner me regarder dans les yeux ! Pour situer, les problèmes de mâchoire, c’est comme la plus grosse rage de dent de ta vie mais plus fort et plus longtemps… ô_O
    Du coup ma philosophie c’est « les médecins, c’est comme les chaussures, tant que t’es pas super à l’aise, t’en essais d’autres !!! »

    • Punaise, t’as morflé toi aussi ! C’est moche d’être en détresse et au final d’être jugée coupable par ceux qui te soignent. C’est la double peine du malade

  15. Je sors de chez mon médecin et je savoure la chance que j’ai d’avoir une doc qui m’écoute, ne me juge pas et me mets parfois même le petit coup de pied au fesse nécessaire pour remonter la pente !

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