Toy Story 1

29 avril 2011

toy_story3_haut.jpgLa série des chats étant terminée, voici venir celle de mon voisin fou !

 

Ok, elle date un peu, mais ça reste une galère rigolote ! Et comme j’ai l’art et la manière, je vais vous la raconter en 3 parties!

 

J’habite dans un immeuble…un vieil immeuble. L’isolation phonique n’est pas son fort, c’est le moins que l’on puisse dire. Je m’en suis rendue compte dès mon emménagement, à mon grand regret. Ainsi, ma voisine du dessous a 97 ans. Souvent, on est sourd passé un certain âge. Là, elle était TRES sourde. Et fan de télé. Elle mettait France 3 tellement fort que je suivais Derrick en direct live et que les murs en tremblaient (véridique). D’un autre côté, comme je suis restée sans télévision (et sans Internet) pendant 6 mois, ça me faisait une distraction. Le problème étant que les personnes agées sont souvent insomniaques…J’ai donc vécu la télé à fond d’avril 2009 à janvier 2010. Je ne vous raconte pas la migraine. Pour vous dire combien c’était fort, un jour, un voisin vivant deux étages au dessus de chez moi, a frappé à ma porte pour me demander de baisser le son…il était bien surpris de réaliser que c’était en dessous.

 

Toutefois, mon histoire ne parle pas d’elle (et de mes nuits blanches ou de mes journées la tête enfouie dans un coussin). D’ailleurs, tout s’est arrangé quand le voisin en dessous de chez elle, qui venait d’emménager, l’a prise entre quat’zyeux et lui a offert un casque spécial. Bonheur…calme…mais pas longtemps.

 

Ma galère, concerne mon voisin du dessus. A mon arrivée, je n’avais qu’une voisine, une dame plus très jeune qui vivait seule. Et à partir de janvier, son fils est venu la rejoindre. Lui, il a tout du cas social. Quasi analphabète, 20-25 ans, consommateur de stupéfiants, traînant avec des ados rebelles, parents alcoolique, vidant les bouteilles lui même…le prince charmant quoi (tremble William, tremble !)

 

Pour tout vous dire, je ne savais pas qu’il vivait là, et je m’en fichais un peu, ma recherche d’emploi étant ma seule préoccupation.

 

En février, il s’est rappelé à moi ! Dans l’après-midi, tous les jours vers 17-18h, il s’est mis à écouter la musique un peu fort. Forcément, dans mon silence retrouvé ça s’entendait. Mais bon, il n’y avait pas mort d’homme, on peut bien écouter la musique un peu fort, pas longtemps, dans la journée. C’était plus supportable que Derrick à fond (ou le spectacle de Laurent Gerra sur M6 à 1h du matin…j’étais au bord de l’homicide ce soir là).

 

Le vendredi soir, bon il s’est lâché un peu plus : plus fort, plus longtemps. Pas dramatique mais ça commençait à me contrarier. M.Pasd’Bol dormait à la maison. Le samedi matin, mon gentil voisin a décrété que c’était la teuf ! A 9h, tout l’immeuble swinguait. Je ne sais pas vous, mais moi le samedi à 9h, j’aime le silence, le calme et mon oreiller. Au bout d’une heure et demi, gros ras-le-bol. J’ai demandé à l’Homme (grand, beau fort et musclé), d’aller calmer le voisin. Ce fut radical ! La paix, les oiseaux, la joie…

 

Une demi-heure plus tard, on frappe. J’ouvre la porte (en pyjama, mais là, il est resté sur génial fessier). C’était lui ! Qui me tendait mon courrier !!! Tout ça pour me dire qu’il ferait attention, me demander si j’avais des enfants, regarder l’appart derrière moi et me donner mon courrier. J’en ai froid dans le dos, c’était surréaliste !

 

Pendant une semaine, le calme a bercé mes journées. Si j’avais su que c’était son agonie, je l’aurais savouré davantage !!

 

Hélas, dès la semaine suivante, mon voisin (fou et flippant) a décidé de vivre au son de sa stéréo, matin, midi et soir. Et comme il invitait tous ses potes à boire avec lui, c’était fiesta en permanence, de 9h à 20h. J’ai cru que j’allais le tuer !

 

Malheureusement, c’était au début…La musique en fait (même s’il écoutait de la daube), ce n’était rien. Au bout de deux semaines à ce rythme, il a décidé de se mettre à hurler. Contre sa mère (je soupçonne quelques coups dans la foulée), contre les voisins qui l’engueulaient, contre la société, contre les gens dans la rue. Un malade…

 

Et il refusait de répondre quand on tapait à la porte.

 

Un samedi matin, une rage s’est emparée de moi. Je suis montée le voir. Comme il n’ouvrait pas, j’ai commencé à défoncer sa porte avec mes pieds. La musique s’est arrêtée. J’ai continué. Et là, je lui ai crié que je commençais avec sa porte, qu’à la prochaine fois, je lui réservais le même sort à coups de marteau !

 

J’étais très très énervée (je sais, ça reste une menace grave, ce n’est pas bien, mais j’étais à bout).

 

Le silence est revenu…une semaine !

 

La suite au prochain numéro (ça sera encore plus fun)

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