Toy Story 2

6 mai 2011

toy-story-2-copie-1.jpgLa semaine dernière, j’ai initié un nouveau feuilleton : les aventures de Pasd’Bol avec son voisin fou !

 

Nous en étions restés à un moment de victoire…le calme avant la tempête !

 

Ainsi, pendant une semaine, mon voisin a cessé de faire le moindre bruit. Je me suis dit que ma colère l’avait effrayé au point de lui faire comprendre qu’il risquait sa vie à la première chute d’épingle. En fait, il rongeait simplement son frein…

 

La semaine suivante, point de musique…en revanche, des cris, plein de cris et des objets cassés. Il était assez mécontent de sa mère…sans doute avait-elle essayé de lui confisquer ses bouteilles (enfin, vu qu’elle picole aussi…). S’il ne s’agissait que de quelques heures par semaine, je l’aurais supporté bravement…mais 10h par jour (nuit), c’est vraiment dur !

 

Apparemment, mon acharnement contre sa porte a fini par décupler sa rage. Il en est venu à frapper sur les murs (avec différents objets, avec une préférence pour la béquille de sa mère ou un marteau).

 

Est-ce tout ? Haha ! Non

 

A force de frapper les murs et d’arracher le parquet (hélas), il a fini par atteindre les fils électriques et les tuyaux. Du coup, nous l’entendions jouer avec (essayer de les arracher et taper sur les tuyaux). L’un de ses jeux favoris consistait également à soulever le canapé…pour le laisser retomber (un rappel, je vis en dessous). Je pense qu’il avait également investi dans une boule de bowling (ou approchant) vu ce que j’entendais (en plus ça roulait, ô joie).

 

Il avait également la phobie des vases vu le nombre monstrueux qui a terminé sur le sol.

 

Comme il se mettait souvent en colère, il aimait bien claquer les portes (dont l’une s’est cassée à 2h du mat).

 

Je ne sais pas ce qui était le pire, le bruit ou les cris. Quel bonheur de l’entendre hurler en pleine nuit « ta gueule connasse, toi je te baise » (oui…il parlait bien à sa mère) avec des bruits manifestes de violence.

 

J’ai fait comme tous mes voisins : j’ai fini par prévenir les autorités compétentes. Le tapage c’est une chose, mais là, il devenait fou dangeureux. Je peux vous jurer que je l’évitais quand je le croisais dans les couloirs à parler tout seul (non Lecteur perspicace, il n’y avait pas d’oreillette, il parlait VRAIMENT tout seul).

 

Vous le saviez, vous, que la police ne pouvait rien faire tant que la personne concernée refuse d’ouvrir la porte ? Moi je l’ai appris comme ça !

 

Cela a duré longtemps, trop longtemps. Ma voisine d’à côté, enceinte n’en dormait plus et avait la trouille, les voisins au dessus devenaient fous (surtout leur bébé), les petits vieux devenaient dépressifs et moi…je célébrais mon nouveau CDD ! Youhou !

 

Difficile d’être très efficace quand vous cessez de dormir, que vous vivez dans l’angoisse et que votre tête est lourde comme une pastèque (ou comme mes seins). Mon cerveau palpitait au rythme des boum boum et des hurlements. J’envisageais déjà les pires sévices (l’assommer, le mettre dans la cave et le torturer à coup de tournevis).

 

Vous ai-je précisé qu’il avait besoin de peu de sommeil pour être en forme ? Non ? Sachez, chers amis, qu’il se couchait tous les jours à 3h30-4h du matin pour se lever à 6h30 ! Une pause sieste à midi et c’était reparti !

 

Cependant, il convenait de rester prudent car nous sentions tous qu’il basculait un peu plus. Déjà, il enfermait sa mère quand il sortait. C’est à dire qu’il lui prenait sa béquille (et marchait avec alors qu’il était en forme) pour qu’elle ne puisse plus bouger et partait en fermant la porte à clé (évidemment il partait avec les clés sinon, ce n’était pas drôle). Ensuite, il a menacé tous les voisins, notamment en tapant contre nos portes (un air de déjà vu, je sais, c’est ma faute…) Et pour finir, pour se venger de la gardienne qui l’avait sermonné, il a essayé de rentrer chez elle par effraction (et il a bousillé la porte).

 

Nous avons prévenu la police, le syndic, le propriétaire…rien. Et il commençait à parler de feu ! Nous vivions dans la terreur (et la colère en ce qui me concerne).

 

Un soir, le pompon a été atteint. Cris, menaces, objets, bouteilles d’alcool qui roulaient sur le sol, murs et sols défoncés, ok…Mais il n’était pas obligé de le faire en musique !! J’en ai eu plus qu’assez (les voisins aussi vu ce que je les entendais frapper à sa porte) et j’ai décidé de crier à mon tour. Armée de mon balai (la classe), j’ai tapé en lui précisant bien que je voulais un peu de calme…et, j’avoue, en lui disant tout le bien que je pensais de lui.

 

Je me remets au lit (en continuant de crier, ça défoule). Bon, ça ne lui a pas trop plu car je l’ai entendu fracasser le sol de plus belle. Quand soudain…l’ampoule de mon plafonnier grésille. Je ne comprends pas  et je vais jouer avec mon interrupteur. Je me recouche, ça grésille toujours. Soudain, une poudre blanche me tombe dans les yeux. J’ai mal…C’est du plâtre. Ca devait arriver ! Mais ce n’est pas tout.

 

Je regarde mon plafonnier, je regarde encore du plâtre tomber et je vois quelque chose d’encore plus inhabituel. Des gouttes. De plus en plus nombreuses. Je me précipite éteindre le plafonnier (syndrome Claude François oblige, j’ai une peur panique du mélange eau et électricité). Je vais vers mon lit et je remarque qu’il est trempé !

 

Une intuition ! Un flash ! Un éclair de génie . Je renifle…Ce taré avait pissé à travers mon plafond directement sur ma couette !!!

 

Et pour rependre une publicité bien célèbre signée Findus, j’ai envie de vous dire « qui peut me battre ? »

 

Sur ce suspence insoutenable, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine !

 

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