Toys Story 3

13 mai 2011

Toy Story 3 wallpaper1Je vous avais laissé avec un suspense insoutenable la semaine dernière !

 

Qu’ai-je donc fait après que mon voisin ait pissé à travers le plafond ? A votre avis ?? J’ai bien sûr appelé le commissariat pour qu’ils viennent constater les dégâts et qu’ils arrêtent ce fou !! D’ailleurs, c’est marrant, mais je n’étais pas la seule à avoir eu cette idée. Ce qui explique que 3 équipes différentes se soient succédées dans l’immeuble. Nous étions nombreux à en avoir marre…

 

Deux policiers sont venus me voir et cela a coïncidé avec le moment où le voisin s’est calmé. Bouffée de panique, j’ai cru qu’ils allaient me prendre pour une mythomane. Puis il s’est remis à crier (merciiiiii !) et je leur ai montré mon lit. Ils ont eu de la peine pour moi du coup. Je leur ai aussi parlé de la violence du fou. Et je leur ai recommandé de ne pas hésiter à frapper fort au besoin (je leur ai même proposer de l’argent pour ça, ça les a fait rire…j’étais sérieuse). Ils ont quand même proposé de le gazer si nécessaire. Néanmoins, ils m’ont prévenue, ils ne pouvaient rien faire si le voisin refusait d’ouvrir sa porte (c’est comme ça, c’est la loi, on apprend de ces trucs parfois). Devinez qui a refusé d’ouvrir la porte à toutes les équipes de police ??? Vous pensez que ça l’a au moins calmé ? Même pas…

 

Le lendemain, nous nous sommes concertés entre voisins et nous avons décidé de lancer une pétition (vite remplie) et d’aller ensemble déposer une main courante. D’autant que les nouvelles étaient inquiétantes. La gardienne avait retrouvé un gros couteau dans les parties communes…paniquée, elle l’avait jeté. Une heure après, devinez qui est venu demander si personne n’avait retrouvé un couteau ?

 

Bref, nous sommes allés à plusieurs à la police et avons déposé une main courante. Le policier nous a expliqué que ça ne servait à rien, mais comme c’était une démarche « au cas où » et pour faire bouger le syndic…

 

Deux jours après, un bordel pire que le précédent…Cette fois les pompiers débarquent ! Sa mère a été obligée de les appeler car il a été trop violent et du coup l’a blessée. Il a été interné illico…

 

Fin de l’histoire pensez-vous ? Eh non !

 

Nous avons tous vécu une semaine de bonheur (pendant laquelle j’ai lavé 3 ou 4 fois ma couette). Nous croisions tous les doigts pour qu’il reste enfermé. Mais voilà…sa mère a décidé qu’il devait sortir et qu’il ne méritait pas ça ! Elle a donc fait toutes les démarches pour le récupérer.

 

Vous dire qu’elle a reçu des témoignages d’amitiés et de compréhension serait un mensonge ! Nous avions…la haine ! Et peur ! Car il revenait et il n’était pas content.

 

Au début, il a tenté de venir nous parler un à un pour nous demander de retirer notre main courante. Puis, il nous a plus ou moins menacé.

 

Calme les premiers jours, il a décidé de nous faire payer son internement les jours suivants. L’horreur. Adieu sommeil, sérénité et bien-être. Et impossible de prendre l’ascenseur ou les escaliers sans frémir. Il rôdait !

 

D’ailleurs, je n’avais plus envie de rentrer dans l’escenseur. Un soir de beuverie, il avait décidé de faire TOUS ses besoins dedans !

 

Mes voisins avaient peur, ils étaient aussi blasés. Bref, tout le monde avait baissé les bras. Et moi, en dessous, je devenais folle !

 

Un soir, j’en ai eu tellement marre que je lui ai hurlé de la fermer. Ca me l’a énervé bien sûr et là il m’a clairement menacé de me faire ma fête dès le lendemain. J’ai eu un peu peur d’être allée trop loin mais surtout je n’avais plus le choix, c’était lui ou moi.

 

La gardienne qui m’adore m’a aidée. Elle a parlé aux propriétaires et m’a permis de les rencontrer. Je leur expliqué tout ce qui se passait en détail (ils le savaient mais ce sont des personnes âgées, ils avaient peur de leur locataire), preuves à l’appui. Et surtout, me montrant sous mon meilleur jour (la petite-fille idéale), je leur ai parlé de ma peur et de ses menaces. Moi pauvre enfant aux prises avec un fou sanguinaire.

 

Ils étaient convaincus ! Je ne sais pas si c’est moi ou si c’est le fait de leur avoir parlé de leurs murs et du parquet défoncés…

 

Bref, j’ai dû faire une copie de ma main courante, un témoignage écrit précisant tout en détail, y joindre le témoignage de la gardienne et leur confier. En deux jours, ils avaient déposés une réclamation au maire pour l’avertir du danger potentiel puis avaient prévenus leurs locataires par voie officie
lle.

 

Les démarches n’ont pas été jusqu’au bout (c’était surtout pour le menacer s’il ne s’arrêtait pas) mais depuis je peux crier VICTOIRE ! Il n’y a plus de bruit et, même s’il sait que je suis à la base de tout, il m’évite soigneusement.

 

Quand on me cherche, on trouve ! Pasd’Bol aime dormir en paix !

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