Un dernier tag pour la route 1/2

20 avril 2011

verre-de-vin.jpgAujourd’hui, pour fêter l’article 100, j’ai décidé de vous gâter. Je vais donc faire ce qu’on attend de moi depuis longtemps et répondre au Fameux Tag des 2×3 !

 

Quel est donc ce tag tordu ? Simple, je dois vous raconter 3 anecdotes professionnelles et 3 choses folles faites dans ma vie. Voilà qui va vous donner de la lecture !

 

Je ne sais plus qui m’a taguée (Kiara ? Marlou ??), mais enfin, je m’acquitte de mon devoir !

 

Commençons par les 3 anecdotes professionnelles (car je n’ai pas toujours été chômeuse, fut un temps où j’avais un vrai salaire !).

 

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1) L’Attachée de presse crétine

 

Je travaillais en agence à l’époque. J’avais un client dans l’immobilier (gros client). Soudain, une actu tombe, je me dois d’écrire un communiqué de presse et de l’envoyer à la presse économique, financière et immobilier. Je l’écris, il est beau (j’écris bien mes communiqués de presse) et je fais valider par mes supérieurs. Une fois fait, hop, je balance (à la presse, pas à la poubelle, je ne travaille jamais pour rien). Une heure plus tard, j’ai des tas de retours des journalistes. Quel succès (du jamais vu).

En fait, j’avais tout simplement fait une faute d’orthographe monstrueuse !! J’ai indiqué que mon client avait signé deux bails (au lieu de deux baux, évidemment) !!! En plus, je le connais ce mot, je n’étais même pas une débutante !! Encore maintenant, j’ignore ce qui a pu se passer dans ma tête, mais j’en garde une humiliation cuisante (quelle nouille cette Pasd’Bol). Comment faire vivre les clichés…

 

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2) Toi même !

 

Je n’étais plus attachée de presse depuis longtemps et étais chargée de communication en entreprise. Pour un événement précis (et national), je devais organiser des partenariats avec les médias généralistes et professionnels. Pour les supports professionnels, c’était facile, il me suffisait de contacter ceux qui avaient déjà été partenaires l’année précédente (c’est à dire tous). Je leur envoie un mail à chacun afin de proposer de réactiver le partenariat, sur quelles bases, et leur proposer un rendez-vous groupé. Jusque là, tout vas bien, et j’ai des retours positifs. Oui mais ! L’un des journalistes (ayant la réputation d’être un abruti fini et un pauvre type prétentieux…je confirme) m’envoie un mail en réponse pour me demander quelle est cette histoire de partenariat « d’où sort-elle, pour quelle raison, que va t-elle m’apporter ? ». Je tique un peu…il était déjà partenaire l’année précédente, aucun moyen qu’il ait oublié. Mes collègues ont raison et m’avaient prévenue, c’est bien un abruti. Encore sous le coup de l’incompréhension, je transfère le mail à ma boss (qui le connaît et participait à l’événement depuis le début) pour lui demander si ce type boit ! Franchement, tu seras d’accord avec moi, Lecteur, il y avait de quoi s’interroger.

Pas de réponse.

Une demi-heure après, le même journaliste me renvoie un mail pour me préciser qu’il ne boit pas, que je l’ai insulté, qu’il va se plaindre au président de la boite qu’il connaît très bien, etc.

 

Eh oui ! On ne transfère pas un mail en appuyant sur Réponse !!!

 

Bon, j’ai fini par le calmer en lui présentant mes excuses, en lui précisant qu’il n’était pas clair et en lui faisant comprendre, qu’en tant que CDD non renouvelable, je me fichais pas mal de ses menaces et ne craignais pas grand chose (peut-être une tape sur les doigts, et encore c’est pas dit).

 

Quand même, sacrée bourde ! Au final, il a décidé de se venger en venant à la réunion et en m’humiliant publiquement. Ce qui n’a pas marché car je l’ai remis en place en étant morte de rire (de toute façon, j’avais déjà prévenu mes boss de ma bêtise, toujours assumer que je dis !)

 

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3) La folle.

 

Voici le meilleur pour la fin. J’étais en agence (encore) et l’on m’avait collé une nouvelle responsable. Très sympa, à priori, mais j’avais mes contacts partout en France, et hélas, j’avais déjà entendu parler d’elle. Lors d’une précédente expérience, Madame avait été licenciée à la demande de toutes ses collègues car elle était bipolaire. Mais pas que. Je ne juge pas sur des rumeurs (même si je connaissais très bien ses ex-collègues dans son autre agence) et j’étais prête à lui donner sa chance. D’autant que je cherchais activement à quitter ma boite (pas d’avancement – ça aurait dû être mon poste – aucune reconnaissance, une pression de folie, un salaire minable, des humiliations constantes…pourquoi je voulais partir, au fait ?) Donc, autant que ça se passe pour le mieux.

Au début, ça se passe pas trop mal, elle fait des efforts, est assez sympa, même si elle se la joue « trop dirigiste car je sais tout ». Elle m’a fait comprendre, à demi mot, qu’elle était malade, sans me préciser de quoi (je le savais mais elle l’ignorait). Ok, elle était bizarre (mais vraiment), à moitié anorexique, fayotte et surtout prête à tout po
ur avoir une certaine reconnaissance. Je ne m’inquiétais pas outre-mesure, c’est normal de vouloir faire ses preuves quand on commence un nouveau travail (surtout si les autres expériences se sont mal passées) et d’en faire des tonnes. Je comprends ça.


Il n’empêche, elle me prenait un peu pour sa stagiaire, me disant qu’elle allait m’apprendre à faire des communiqués de presse mais, en attendant d’avoir confiance, allait les écrire elle même (4 ans d’expérience, les gars, je SAVAIS écrire un CP quand même), me filait les contacts miteux à appeler en se réservant les chouettes et les prestigieux…bref, je n’avais plus qu’une envie, faire mes heures (sup) et rentrer, jusqu’à ce que je trouve un nouveau taf. J’étais complètement démotivée, mais alors vraiment.


Cela s’est aggravé quand j’ai réalisé qu’en plus d’être malade, d’avoir ses sautes d’humeur et ses phases dépressives (je ne mens pas que je dis qu’elle était bipolaire, elle prenait du lithium !), j’ai découvert que c’était une sacrée garce !!! Y a pas d’excuse pour ça, bipolaire ou pas.

Ainsi, je l’avais grillée une fois quand elle rapportait à notre boss mes idées (au demeurant très bonnes)…mais en les faisant passer pour les siennes (je n’étais plus censée être dans les locaux). Je l’avais chopée entre 4 yeux pour lui demander des comptes. Elle m’a simplement expliquée qu’elle pensait que ces idées (auxquelles elle m’avait associée…j’ai dû rater cette partie-là ou avoir été prise d’une crise de surdité soudaine) avaient plus de chance de passer si c’était elle qui les proposait. Ben voyons, y a écrit débile sur mon front ?

Ca plus le fait que j’ai vu combien elle se plaignait auprès des autres de sa tonne de travail (« je dois amener du boulot chez moi ce week-end ») pour passer pour LA martyre de l’agence, mais au final, brassait beaucoup d’air et me refilait son taf à faire (en le faisant passer pour son propre travail).


J’ai donc décidé d’arrêter les frais et de me laisser aller. Comme elle l’a remarqué, j’ai fini par lui dire que je n’aimais plus mon travail et que je souhaitais quitter la boite. Malheureusement, la politique de l’agence était d’empêcher toute négociation de licenciement à l’amiable. Idiot mais c’était comme ça. Bref, il était clair que je cherchais ailleurs. Elle a bien réagit et m’a soutenu dans ma démarche, j’étais soulagée d’un poids.

 

Deux jours plus tard, je suis convoquée par le DG, à l’heure du déj (quand il n’y avait plus personne). Bien sûr, elle lui avait tout dit. J’ai assumé. Là, surprise, il me donne une semaine de réflexion : je reste où l’on négocie un licenciement. Parce qu’on peut ??? Super ! Je promets donc de bosser parfaitement pendant cette semaine et de donner ma réponse la semaine suivante. Tout semble s’arranger ! HAHAHA !

 

Dès le lundi, ma folle m’envoie une To Do List des choses à faire dans la journée (copie N+1 et DG) et me réclame des comptes le soir en tapant un rapport. Bizarre, ça sent le coup fourré. Ca a été ça toute la semaine…

Un matin, je vais ouvrir l’ordi du N+1 (absent, c’était mon devoir de checker les mails) et je réalise un tas d’échanges me concernant. En gros, les consignes étaient de me pousser à la faute et de vérifier que je ne faisais pas tout mon travail ! Super ! Avec les rapports de mon activité quotidienne (mais sans me mettre en copie). Finalement, j’ai déclaré au DG que je préférais partir. Il m’a conseillé d’en parler aux autres personnes à l’agence, de prendre conseil, pendant que de son côté il verrait ce qu’on pouvait légalement faire avec la comptable/DRH. Cool !

 

Le lundi suivant, une drôle d’ambiance règne. Plus personne ne me parle, mais vraiment personne ! J’ai vite appris pourquoi (par une personne qui a dû se cacher pour me parler). Après notre conversation, le DG a attendu que je parte pour trouver toutes les personnes de l’agence et leur expliquer que j’étais en guerre contre la boite (ah bon ?), que j’étais mythomane en clamant partout que j’allais négocier mon licenciement, ce qui était contraire à la politique de la boite (j’aurais dû voir le piège quand il m’a suggéré d’en parler autour de moi), que je ne faisais pas mon travail et souhaitant porter atteinte à la productivité de l’agence. Bref, j’étais le mouton noir à abattre, la fille sans esprit d’équipe et conscience professionnelle, celle qu’il fallait fuir.

 

Très efficace comme campagne, croyez-moi ! Et de l’autre côté, ma bipolaire était chargée de me surveiller (comme une taulière), d’épier mes moindres faits et gestes, de me pourrir la vie en répandant des tas de rumeurs (voire en se mettant à pleurer quand elle parlait de moi, tant j’étais un monstre comme collègue qui la surchargeait de travail), à me faire du chantage affectif (courant dans la communication) et surtout…en me répétant tous les jours que je ferais mieux de démissionner.


Je vous la fais courte (vous ne me croyez pas ? C’est pourtant vrai). A partir de ce moment là, j’ai décidé de me battre. Tout était parti d’elle, c’était, malheureusement pour eux, le maillon faible de leur plan.

 

Désormais, je faisais moi-même la To Do List et le rapport, copie tout le monde, pour bien montrer que je n’avais rien à cacher, que mon travail était fait, et même plus ! Je faisais également strictement mes horaires : 9h12 – 18h ! Une hérésie dans une boite où nombreux étaient ceux qui partaient vers 22h (non, on ne touchait pas d’heures sup, jamais). Personne ne me parlait, peu importe, je sortais mes livres à l’heure des repas.

Mais surtout, j’étais glaciale avec la folle. Efficace mais flippante (je dégageais une aura négative). Je refusais de faire sa part de travail, elle devait bosser davantage (ben oui, je faisais mes heures), je restais enfermée avec dans le bureau sans lui dire un mot (ou en grognant) et surtout…j’ai briefé la stagiaire ! Tout cela s’est étalé sur de nombreux mois…

 

Car, il faut te dire Lecteur, que cette sal*** personne avait convaincu les dirigeants que l’on pourrait facilement me remplacer par une stagiaire, tellement elle était géniale, donc je ne servais plus à rien. Tout leur plan découle de cette affirmation. Du coup, ils ont fait venir une stagiaire (Bulgare), à charge pour moi de la former pour me remplacer (en espérant que je démissionne). Forcément…je l’ai formée à mon image !!

 

A ce rythme, la bipolaire qu’elle était a craqué. Elle ne supportait plus la situation. Elle a donc supplié les dirigeants de négocier mon licenciement comme je le voulais. Et je l’ai eu ! Tout ce que je voulais !!! Je savais bien que je jouais la bonne carte !

 

Je suis donc partie, heureuse et avec mon agrafeuse (et ma gomme), le coeur léger, en leur laissant un max de taf au moment où les actus tombaient + une stagiaire Bulgare sur les bras.

 

2 mois plus tard…elle était internée et virée !

 

La leçon du jour ? Ne jamais m’attaquer, ça me force à me défendre !

 

La suite demain…

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