Un presque tien vaut moins que deux tu l’auras peut-être !

17 juin 2013

dragon questJ’aime revisiter les dictons populaires. D’ailleurs, quand j’aurai pondu mon livre et mon dico Pasd’Bolien, promis, je me colle à la rédaction d’un ouvrage sur les expressions populaires selon moi-même (je sens le carton plein et les analyses de texte au BAC).

Il y a peu, j’évoquais une anecdote curieuse, la perte d’un boulot que j’étais sûre d’avoir (j’ai la flemme de chercher l’article, vous trouverez). Comment est-ce possible ? Je l’ignore encore. Mais reprenons…

Vous vous souvenez du super entretien de winneuse que j’avais passé en février ? Mais si, celui où j’en suis sortie en reine du monde que j’étais (attention, cette phrase ne marche que pour ceux qui suivent vraiment VMG) ! Je n’ai pas tout raconté (ouh la vilaine). A la suite de l’article où je geignais sur mon sort de chômeuse non rappelée, ils m’ont relancée (des fois le ciel entend mieux ton appel qu’un mail). Car oui ! J’avais cartonné mon entretien et je passais le deuxième tour ! Un peu stressée, je vais donc à mon rendez-vous déterminant, dans l’idée de briller de mille feux et de prouver que je suis la bonne personne à la bonne place.

Entretien mou, long, avec une personne un peu dépressive en face, c’est loin d’être gagné me dis-je. Or, je suis encore ressortie en mode « c’est moi la meilleure ». Pourquoi ? Car la DRH, avant de partir, m’explique que, même si elle doit voir d’autres personnes, pour elle, c’est moi et rien d’autre. Que je suis parfaite et que j’ai compris à la perfection toutes les problématiques de la boite. Génial non ? Round 1 : perfect score. Round 2 : super perfect. Joue encore…

La suite du process était assez simple. Seule une personne devait être retenue à la suite de ces entretiens, deux, si problème à se mettre d’accord, pour ensuite rencontrer le DSI pour un test technique basique (j’insiste sur le basique, il m’avait été certifié) et le PDG. En gros, une formalité…

Vous vous rappelez de mon entretien avec le type qui m’a lynchée sans raison, à peine ai-je dit bonjour ? Le roi de la franchise et fier de l’être ? Round 3 : welcome to the game ! Tomber sur une personne désagréable, ça arrive. Servir de défouloir, c’est déjà moins courant. Non seulement je n’ai pas eu de test basique (savoir envoyer un mail, créer un onglet, faire une addition sur Excel…du Pack Office pour les nuls selon les 3 personnes qui ont validé ma candidature), mais je n’ai pas eu de test du tout. Le DSI m’ayant trouvée bien trop incompétente pour ça. Bien sûr, j’ai eu des questions techniques à l’oral. Sur la résolution sous Photoshop, la création de fichiers SQL sous FileMaker Pro, la chaîne graphique et les conditions d’impression…et le Pack Office ? Ah si ! On m’a demandé comment faire un tableau dynamique croisé sous Excel (le méga basique donc). Ce qui est amusant quand on sait qu’il n’y en a nulle utilité pour le poste.

Ça, c’était pour le technique. Est venu ensuite mon CV qui ne lui a pas plu. Rappelons que, d’après lui, si je ne restais pas en poste après un CDD c’est que le problème venait de moi et que j’étais incapable de m’intégrer dans une entreprise. Que pour lui c’était un veto formel (et sinon ? Il est où mon test basique ?).

Après s’être amusé avec moi pendant 15mn chrono, j’ai eu la chance d’être éjectée du bureau sans un au revoir pendant qu’on m’installait chez le PDG. Lequel avait déjà eu les conclusions du DSI (un indice : pas bonnes). Les PDG sont des hommes pressés, cela va sans dire. J’ai eu donc droit à 8 bonnes minutes pendant lesquelles mes lacunes d’imprimeur/graphiste (je suis chargée de communication pour rappel) et les trous de mon CV ont été à l’honneur, avant de me voir signifier mon congé. Le plus bizarre dans l’histoire, c’est lorsqu’il m’a dit qu’il allait rencontrer deux personnes supplémentaires, contrairement aux process de recrutement qu’on m’avait donné pour certains.

Une semaine passe (j’avais un moral de dingue après cet épisode que je n’ai pas bien compris) et j’appelle la DRH. Normal. Pas normal ? Elle n’était au courant de rien ! Ne s’était pas renseignée, n’avait eu aucun retour ! De là à se demander comment fonctionne la boîte il n’y a qu’un pas. Je suis tombée des nues quand elle m’a affirmé que j’étais la seule candidate en lice, la seule à avoir été présentée en haut lieu et que normalement mon recrutement était une formalité. Eh, ben, sa formalité, je l’ai eu en pleines dents avec le DSI, un peu comme un caramel qui t’explose le plombage sur la molaire gauche. Mais…elle allait se renseigner et me tenir au courant…

Une semaine passe (encore). Pour le coup, j’appelle le premier recruteur, celui qui avait décidé que c’était moi et pas une autre. Et…il n’était pas au courant non plus ! Avant de me dire qu’il allait s’informer et me tenir au courant, j’ai quand même appris que, finalement, ils avaient rencontré une autre personne, la n°2 sur la liste (qui n’avait pas été retenue, car j’étais tellement mieux).

Deux semaines plus tard (c’est un feuilleton), je rappelle la DRH. Je tombe sur répondeur, je laisse un message. Plus de nouvelles. Je rappelle quelques jours après. La DRH est là mais…me filtre ! Une semaine plus tard, rebelote. Autant vous dire que j’ai un peu laissé tomber.

Dire que j’ai tout compris à l’affaire, ça serait mentir. En tout cas, j’ai pu voir qu’il y a de sacrés problèmes en interne (qu’on ne me dise pas que je n’ai rien perdu, j’ai l’habitude de bosser avec des psychopathes surtout quand j’ai besoin de bouffer). Et de courage aussi. En tout cas, cela m’a occupée de janvier, date de l’annonce, à fin mai. Des fois, il ne faut pas être pressée.

Je vous avais habituée à terminer deuxième à chaque entretien, d’être le Poulidor de la recherche d’emploi. Mais arriver n°1 et ne pas avoir le job, c’est une première (unique au monde, c’est tout moi).

Les premiers seront les derniers…c’est pas un truc biblique ça ?

 

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