Une journée presque parfaite

25 juin 2011

m6replay.jpg.pngHier, j’avais rendez-vous à 15h15 à l’hôpital pour contrôler mon abcès et refaire le pansement. Forcément, hier c’était vendredi, M.Pasd’Bol était au travail et je devais me déplacer seule.

 

Prévoyante, j’avais commandé un taxi. Cependant, réussir à me laver, m’habiller (j’ai failli me passer de culotte) et descendre de chez moi jusqu’au taxi ne fut pas une petite affaire. Figurez-vous qu’on peut cumuler la fatigue post-opératoire, la fatigue de la poche et la fatigue de l’abcès ! Crevée je suis…

 

J’arrive à l’heure prévue au taxi…il affiche déjà 11? au compteur ! Est-il venu avec 10mn d’avance exprès ?

 

Bref, l’homme est assez désagréable, je suis au bord du malaise (en plus, je vous rappelle que je suis malade en voiture), je dis oui à tout ce qu’il veut. Nous arrivons, je vais à l’hôpital.

 

Vous me croyez si je vous dis que des petites vieilles m’ont dépassée ? Non seulement je marchais lentement, mais en plus j’étais pliée à 90°. Ah, les joies de l’abcès qui fait mal et de la cicatrice ouverte.

 

J’arrive en salle d’attente, il n’y a plus une seule chaise de libre. Je panique. Heureusement, un homme assez âgé pour être mon arrière grand-père a souhaité m’offrir son siège (ce qui était très généreux de sa part et vous indique également à quel point je fais pitié).

 

Comme j’aime bien prévoir, j’avais pris un livre pour m’occuper. En fait, le jeu a plutôt consisté à éviter de tomber dans les pommes et à tenir sur ma chaise sans vomir. Un peu long comme jeu car il y avait une heure de retard sur mon rendez-vous.

 

Mon soin arrive, tout se passe bien. Le chirurgien prend même 2mn pour venir me voir et estime que je dois repasser lundi (oui, ce lundi là). L’infirmière se prend un peu la tête avec lui en lui faisant comprendre que je ne suis pas en état de venir 2 fois par semaine et que vendredi prochain ça sera déjà pas mal. Vexé, il s’en va, mais nous avons gagné, je n’y retourne pas avant vendredi.

 

On me fait mes prescriptions, dont une demande pour un taxi conventionné. Avant de partir, l’infirmière me précise que je commence, quand même a avoir des rougeurs inquiétantes sur mon royal fessier et que, désormais, je dois éviter la station couchée sur le dos, ou assise. Déjà que je n’ai pas le droit de faire beaucoup de choses, me voilà maintenant limitée à deux positions : sur le côté gauche et sur le côté droit. Génial.

 

Je vais à l’accueil et je demande mon taxi, il est 17h. Et je lis en attendant. A un moment, je meurs de soif (je suis déshydratée et je dois boire deux à trois litres par jour à cause de la poche), or la cafétaria est fermée et je n’ai que 80 cents en poche. Je me précipite (vous avez déjà regardé une course d’escargots ? Ca donne Pasd’Bol qui se précipite) à la supérette d’en face et, miracle, la bouteille d’Evian est à 80 cents piles !

 

Je retourne à l’hôpital, toujours pas de taxi.

 

A 19h15 (non, je ne me trompe pas dans les horaires), mon taxi arrive. Un mec très sympa qui m’aide le plus possible pour que je n’ai pas mal. Comme le trafic est bouché (forcément), nous en profitons pour papoter. Un bon moment…Bon, ok, j’avoue, j’ai fait la promotion de mon blog !

 

20h, j’arrive à la maison. Je me jette dans le lit, je suis éreintée. M.Pasd’Bol me fait à manger (1er repas de la journée, c’est bon) puis va digérer dans le salon avec la Wii, pendant que je reste dans la chambre (pas le choix) avec un livre.

 

J’ai honte de vous l’avouer, chers Internautes, mais j’étais tellement fatiguée et endolorie que je n’ai pas eu le courage de me battre avec Free-Wifi pour tenter de bloguer ou vous raconter cette incroyable journée.

 

Parfois Pasd’Bol est faible, j’attends vos cailloux :'(

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