Y a plus de saisons ma brave Lucette !

25 juillet 2011

couverturesaison.jpgAlors, contrairement aux autres, je ne vais pas me plaindre du temps , même si je me gèle la poche sévère et que regarder la pluie à travers ma prison fenêtre est en train de me rendre dépressive tendance psychopathe (cachez les vieux et les enfants, un jour je sortirai de chez moi…)

 

Bon, ok, peut-être que je vais vous en parler un peu. Mais pas tant que ça. Pourquoi ? Parce que je ne sors pas de chez moi ! Ou très exceptionnellement. On est convalescent ou on ne l’est pas. Moi je le suis croisée, ermite. Vous dire…Donc je reste en pyjama toute la journée. Mes occupations de la journée se bornent à bloguer, chercher du travail, caresser les chats, me laver, changer éventuellement de pyjama et recevoir l’infirmière pour ma mèche quotidienne. Je vide ma poche aussi. Voilà qui rythme ma semaine.

 

Or, j’angoissais à l’idée de passer tout l’été chez moi dans ces conditions déprimantes alors qu’il devait faire beau, chaud et que tout le monde s’éclatait en vacances. Mais là, je n’ai même pas l’impression d’être en juillet, donc pour moi ça roule !

 

Une petite chose me contrarie. Mon côté paysan prend souvent le dessus quand je suis inactive. Autrement dit, le soleil rythme ma journée, la température et la nature (faune et flore) rythment mes saisons et mon année, je respire la météo et je devine la pluie et le brouillard en regardant la lune.

 

Mais cette année, je suis toute contrariée. En bonne chômeuse déconnectée du monde, je ne me fie plus aux dates ou à Evelyne Dhélia. Je me fie au ciel, aux chants des oiseaux (oui je vie en IDF et après ?), aux cris des enfants, à la durée d’ensoleillement. Autant vous dire qu’en avril, j’étais perturbée, je me pensais en juin (or ça ne collait pas, puisque je devais passer juin à l’hôpital).

 

Mais en bonne Francilienne, j’ai l’habitude de ce genre de piège, mon corps à vite compris où il en était après une brève remise à niveau. Il n’empêche, manger de la Mara des Bois en mai m’a fait tout bizarre…Moi, d’habitude, je les mange en août.

 

Toutefois, l’heure est désormais grave les amis ! Je n’ose plus regarder à travers la fenêtre ! Déjà, il fait moche, il fait gris, il fait froid, il fait pas juillet…

 

Il y a pire ! Je vis en face d’un marronnier géant (qui fait 6 étages). C’est mon baromètre saisonnier ! C’est donc un arbre (avouez que je vous en apprends des choses) qui fait des marrons en automne avec des feuilles jaune, qui perd ses plumes (enfin ses feuilles) l’hiver, qui bourgeonne au printemps et qui développe une incroyable masse verte et joyeuse l’été.

 

C’est mon marronnier quoi !

 

Brassens nous disait qu’auprès de son arbre il vivait heureux…moi je vis dans la confusion totale ! Mon arbre a des feuilles jaune/marron qui tombent, des bogues qui commencent à bousiller les voitures d’en dessous et j’ai même vu de petits marrons par terre !

 

Je suis perdue, où suis-je ! Quel mois sommes-nous ? Si je ne me peux même plus me fier à la nature, je vous préviens, je pars hiberner dans une grotte !

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